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Zerouati et le vert qui vire au rouge

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Lapalissades. Nos ministres ont tous, comme chacun le sait, la tâche d'appliquer le programme du président de la République. Par des mesures et des décisions. Ils ne sont pas là pour philosopher et encore moins pour tenir des discours sans tête ni queue. «Les espaces verts dans les zones urbaines ont un impact positif sur le cadre de vie du citoyen», c'est la ministre de l'Environnement, Fatma Zohra Zerouati, qui a prononcé, lundi dernier, cette vérité «vraie». Elle a poursuivi en découvrant que «l'investissement dans les jardins des villes, les espaces verts et les cours d'eau, constitue un moyen efficace et économique pour l'amélioration de la santé publique et la réduction des effets dus au changement climatique». On a l'impression d'écouter un professeur qui donne un cours à ses élèves qui ignorent tout sur les effets de la nature. Ne croyez pas que notre ministre s'est contentée de la narration. Elle ajoute, pour finir, que «pour atteindre cet objectif, il faut mettre en place une stratégie locale à même de garantir l'équilibre écologique et esthétique des villes et de les transformer en des villes vertes à travers des activités amies à l'environnement en collaboration avec la société civile». Elle ne dit pas qui doit «mettre en place une stratégie locale». Elle ne donne pas la moindre idée des contours de cette «stratégie». Finalement on se demande si quelqu'un a appris quelque chose de cette prise de parole ministérielle? Non, madame la ministre, les citoyens que nous sommes, attendons de vous de nous dire comment faire pour aller vers plus de création d'espaces verts. Quant à leur nécessité, personne n'en doute. De plus une stratégie, avant de la «mettre en place», il faut d'abord qu'elle soit élaborée. Qui, selon vous, doit s'en charger? L'auditoire (c'est-à-dire nous les citoyens) à qui vous vous adressez? Le rôle d'un ministre n'est-il pas de définir, de décider et de veiller à l'application des mesures contenues dans la politique de l'environnement (puisque c'est de cela qu'il s'agit) dont vous avez la charge? Ceci dit, vous n'avez pas, malheureusement, l'exclusivité du «bavardage» politique. Certains, (pas tous heureusement) de vos confrères en usent et même en abusent. A eux aussi nous trouvons des circonstances atténuantes. Ce type de «remplissage» de la parole politique existe depuis des décennies dans nos institutions. Du temps du parti unique la formule consacrée était «nous avons un projet qui va régler le problème». Et le tour était joué. Celui qui a posé le problème était content d'entendre ces paroles d'espoir et celui qui les a prononcées est content d'avoir su se tirer d'affaire à bon compte. Et tant pis si, un peu plus tard, son successeur se retrouvera devant le même problème resté en l'état. Depuis ce temps-là, l'Algérien a profondément changé. Il est beaucoup moins ignorant et beaucoup plus exigeant. Il n'accepte plus qu'on lui raconte des histoires. Il sait que les ministres ne sont pas là pour «l'endormir» mais pour produire des solutions. L'enfumage des esprits est la pire des pollutions!

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