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En observant le FLN

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Le FLN est en crise. Voilà un diagnostic qui peut faire sourire quand ses membres ont la part du lion dans les postes gouvernementaux, la grande majorité des APC et des APW, ils détiennent une majorité relative, mais solide à l'Assemblée populaire nationale, ainsi que de nombreux leviers de commande de l'administration. Pourtant, les faits sont là, le FLN se porte beaucoup moins qu'il n'en a l'air.
D'abord parce que l'arbre présidentiel qui, toujours reverdit, ne cache-t-il pas une forêt Flniste plutôt maigrelette? Le vieux parti gagne quand le président mène l'échappée. Rappelons-nous, c'est le président Bouteflika qui a repêché le FLN en 2002 après la déchéance qu'il a subie dès l'ouverture démocratique en 1989. Remis sur selle, il a gagné la majorité des sièges au Parlement durant les législatives de 2002. C'est sur le programme du président Bouteflika qu'il a bâti sa réussite en 2012 pour contrer la terrible vague du printemps arabe et s'offrir encore une fois une majorité au Parlement. Le FLN peine douloureusement dans les autres étapes comme les dernières législatives et les dernières municipales. Certes, il a gagné la majorité, mais le FLN au pouvoir est bien loin des suffrages consistants qui feraient de lui le pivot naturel de la vie politique nationale. Cela, sans compter qu'il doit ensuite affronter un problème redoutable: sa coupure d'avec la société. C'est bien sûr le lot de tous les partis et des syndicats. La désaffection pour la chose politique n'est pas une spécificité algérienne, mais un phénomène mondial. Cependant, il est mortel dans un parti qui prétend toujours - à raison- vivre la liaison à la fois avec les forces vives du pays et les classes défavorisées. On connaît la réaction épidermique du vieux parti à chaque fois que l'on touche «aux acquis de la révolution». Les déclarations du parti se font de plus en plus rares, notamment face aux événements sociaux et politiques du pays, aux dates historiques. Comment imaginer que le FLN ne monte pas au front un 5 juillet? C'est à peine qu'il a susurré la fête dans un communiqué laconique.
Alors que la société algérienne, emportée par la vague des nouvelles technologies, se transforme avec une rapidité chaque jour étonnante, le parti qui la gouverne donne l'impression de suivre prudemment loin derrière. Dangereuse posture pour le parti libérateur du pays qui croit que tout lui est permis, même la faiblesse.
La crise qui le mine accentuera davantage les clivages entre les militants et surtout les fragilités entre les différents clans au sein du parti. Mais, rassurez-vous, cela n'entraînera pas une révolution. Il y a longtemps que le vieux parti a fait la sienne. La seule d'ailleurs dans le Monde arabe. Les actuels tiraillements aboutiront comme tous les autres à un seul et unique résultat: telles des chaises musicales, ce sera tout au plus un changement de postes et de rôles dans la symphonie politique nationale. Car en définitive, le FLN est une machine à gagner les élections. Attention aux novices, aux mal-informés, il carbure aux cadavres de ses militants, fussent-ils les meilleurs.

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