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L'Algérien, plus grand consommateur au monde

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Bon appétit. L'Algérien mange trop de pommes de terre. C'est le ministre de l'Agriculture, Abdelkader Bouazghi, qui l'affirme chiffres à l'appui. «Les disponibilités alimentaires à la consommation en pomme de terre sont de 111,5 kg par habitant annuellement, contre une consommation mondiale moyenne de 31 kg/habitant/an. Cette quantité place l'Algérie parmi les plus gros consommateurs de ce produit à l'échelle mondiale.» a-t-il déclaré, dimanche dernier, à l'occasion de la Journée nationale de la pomme de terre. Les Allemands avec leur légendaire «kartoffel» et les Belges avec leurs frites sont loin derrière nous. Dans une vie antérieure nous étions les plus gros consommateurs de semoule (couscous, galette de pain, etc.) Puis nous sommes passés au blé tendre (farine, baguette de pain, pâtisserie, pizzeria, etc) que nous produisons très peu et mangeons plus que de raison. Ce qui contraint le pays à importer toujours et encore le blé tendre. Lundi dernier, le même ministère de l'Agriculture a publié un communiqué pour indiquer que «La production nationale de lait a atteint 3,52 milliards de litres en 2017 dont plus de 2,58 milliards de litres de lait de vache (73%)». Le reste se répartit entre le lait de brebis, de chèvres et de chamelles. Le communiqué ne mentionne pas la part de poudre de lait importée pour compléter et satisfaire la forte consommation du lait par les Algériens. Est-ce à dire que nous sommes de gros mangeurs au «feedback» (thermostat de la faim) détraqué? Il fut un temps, pas très lointain, où un ministre n'a pas hésité pour nous accuser de consommer trop de café. Des campagnes ont lieu actuellement sur notre consommation excessive de sucre et de sel. Finalement et en alignant toutes ces sources, on a l'impression que nous passons le plus clair de notre temps à manger. Sommes-nous réellement de gros mangeurs? Et pourquoi le serait-on? Objectivement, deux paramètres sautent aux yeux. Les subventions des produits alimentaires de base conjuguées à l'augmentation du pouvoir d'achat (augmentations des salaires en 2008) ne peuvent que pousser à une surconsommation, voire même au gaspillage. Si l'on ajoute un phénomène quelque peu oublié, qui est la sous-alimentation durant la longue nuit coloniale, on comprend qu'aucun feedback ne peut résister à un passage aussi brutal de l'état de disette à celui de l'abondance. Cette «libération» du ventre n'aurait été que justice si elle n'entraînait pas de graves maladies (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.) Ce qui revient à dire que l'Algérien a tout à gagner en réduisant son «coup de fourchette». Plus facile à dire qu'à faire tant que les subventions ne sont pas encore ciblées. Ceci étant et comme en toute chose, le passage de la quantité à la qualité se fera inéluctablement. Il faudra juste se doter de référents. D'exemplarités!

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