Prévisions pour le 19 Aout 2018

 Adrar Min 32 °C Max 42 °C
34
 Laghouat Min 20 °C Max 32 °C
30
 Batna Min 15 °C Max 27 °C
39
 Biskra Min 24 °C Max 36 °C
32
 Tamanrasset Min 25 °C Max 35 °C
30
 Tlemcen Min 22 °C Max 33 °C
34
 Alger Min 21 °C Max 28 °C
34
 Saïda Min 21 °C Max 33 °C
34
 Annaba Min 20 °C Max 27 °C
4
 Mascara Min 21 °C Max 33 °C
32
 Ouargla Min 28 °C Max 38 °C
34
 Oran Min 23 °C Max 28 °C
32
 Illizi Min 30 °C Max 39 °C
30
 Tindouf Min 22 °C Max 39 °C
32
 Khenchela Min 15 °C Max 26 °C
11
 Mila Min 17 °C Max 27 °C
12
 Ghardaïa Min 25 °C Max 35 °C
30
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Le blé "chauffe"à l'international

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L'envol. Tous les médias occidentaux spécialisés ont été unanimes, hier, pour accuser la sécheresse d'être derrière les prix des céréales qui s'envolent sur les marchés mondiaux. Le prix de la tonne de blé a atteint les 220 euros. Ce qui ne s'était jamais vu depuis 2014. En cause la sécheresse qui a frappé l'Europe du Nord, mais aussi l'Australie et la Russie. Il est question de 20% de récolte en moins ici. De 36 millions de tonnes au lieu de 41 là-bas (Allemagne). De 34 millions de tonnes en France au lieu de 36. On remarquera que toutes ces données ne sont que des prévisions. Donc approximatives. L'empressement à les publier, à quelques jours des moissons, devient de fait curieux. Comme si on voulait forcer à la hausse le cours de cette denrée très sensible. Les associations des producteurs de blé, notamment en France, n'ont pas attendu pour se frotter les mains. Non seulement, les cours sont à la hausse, mais, de plus, ils vont être aidés financièrement, pour surmonter la sécheresse, par leurs Etats qui viennent d'être autorisés par la commission européenne. Ces médias vont plus loin dans leur extrapolation. Voilà ce qu'écrivait à ce sujet, samedi dernier, l'AFP: «L'Afrique subsaharienne, également victime de sécheresse en cette période de
«soudure» entre la fin de la consommation de la récolte précédente et l'arrivée de la prochaine, et où l'insécurité alimentaire est aggravée, notamment au Sahel, par l'insécurité tout court et les conflits armés. Comme les prix montent, les pays pauvres vont souffrir si les gouvernements ne subventionnent pas davantage le pain ou les nourritures de base, avertit un courtier spécialiste en matières premières agricoles qui requiert l'anonymat. Néanmoins, celui-ci ne prévoit pas de conséquences comparables aux émeutes de la faim de 2007-2008 ni aux révoltes des «printemps arabes» qui ont suivi, souvent parties de mauvaises récoltes et de hausses des matières premières agricoles de base sur fonds de baisse des stocks mondiaux. En 2010, les prix étaient montés aux alentours de 300 euros la tonne de blé.» L'apocalypse ou presque pour les pays de notre région. Tous les médias se sont alignés en reproduisant cette «chute» à l'identique. Sachant que les besoins de l'Algérie en céréales sont estimés à environ 8 millions de tonnes et que la production nationale ne fournit, au mieux, que la moitié de ces besoins, il y a de quoi se faire quelques soucis de ce côté-là. Avec cette précision, pour être complet, que c'est la France qui est notre principal fournisseur, notamment en blé tendre. Sans les chiffres officiels de notre récolte de céréales en 2018 qui tardent à venir et sans les achats (de l'Oaic et des opérateurs privés) opérés sur le marché international avant cette flambée et les stocks constitués, aucune analyse sérieuse sur l'impact de cette hausse des prix sur notre économie n'est possible. Une chose est sûre, cette «flambée» médiatique sur le blé, n'est pas innocente. Mais alors pas du tout!

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