Prévisions pour le 23 Octobre 2018

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28
 Laghouat Min 9 °C Max 21 °C
30
 Batna Min 8 °C Max 14 °C
28
 Biskra Min 16 °C Max 26 °C
30
 Tamanrasset Min 20 °C Max 31 °C
32
 Tlemcen Min 12 °C Max 19 °C
28
 Alger Min 15 °C Max 21 °C
28
 Saïda Min 10 °C Max 22 °C
28
 Annaba Min 17 °C Max 21 °C
39
 Mascara Min 12 °C Max 21 °C
28
 Ouargla Min 17 °C Max 24 °C
30
 Oran Min 18 °C Max 24 °C
28
 Illizi Min 18 °C Max 28 °C
30
 Tindouf Min 18 °C Max 22 °C
26
 Khenchela Min 8 °C Max 14 °C
39
 Mila Min 12 °C Max 18 °C
12
 Ghardaïa Min 14 °C Max 23 °C
30
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Le blé "chauffe"à l'international

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L'envol. Tous les médias occidentaux spécialisés ont été unanimes, hier, pour accuser la sécheresse d'être derrière les prix des céréales qui s'envolent sur les marchés mondiaux. Le prix de la tonne de blé a atteint les 220 euros. Ce qui ne s'était jamais vu depuis 2014. En cause la sécheresse qui a frappé l'Europe du Nord, mais aussi l'Australie et la Russie. Il est question de 20% de récolte en moins ici. De 36 millions de tonnes au lieu de 41 là-bas (Allemagne). De 34 millions de tonnes en France au lieu de 36. On remarquera que toutes ces données ne sont que des prévisions. Donc approximatives. L'empressement à les publier, à quelques jours des moissons, devient de fait curieux. Comme si on voulait forcer à la hausse le cours de cette denrée très sensible. Les associations des producteurs de blé, notamment en France, n'ont pas attendu pour se frotter les mains. Non seulement, les cours sont à la hausse, mais, de plus, ils vont être aidés financièrement, pour surmonter la sécheresse, par leurs Etats qui viennent d'être autorisés par la commission européenne. Ces médias vont plus loin dans leur extrapolation. Voilà ce qu'écrivait à ce sujet, samedi dernier, l'AFP: «L'Afrique subsaharienne, également victime de sécheresse en cette période de
«soudure» entre la fin de la consommation de la récolte précédente et l'arrivée de la prochaine, et où l'insécurité alimentaire est aggravée, notamment au Sahel, par l'insécurité tout court et les conflits armés. Comme les prix montent, les pays pauvres vont souffrir si les gouvernements ne subventionnent pas davantage le pain ou les nourritures de base, avertit un courtier spécialiste en matières premières agricoles qui requiert l'anonymat. Néanmoins, celui-ci ne prévoit pas de conséquences comparables aux émeutes de la faim de 2007-2008 ni aux révoltes des «printemps arabes» qui ont suivi, souvent parties de mauvaises récoltes et de hausses des matières premières agricoles de base sur fonds de baisse des stocks mondiaux. En 2010, les prix étaient montés aux alentours de 300 euros la tonne de blé.» L'apocalypse ou presque pour les pays de notre région. Tous les médias se sont alignés en reproduisant cette «chute» à l'identique. Sachant que les besoins de l'Algérie en céréales sont estimés à environ 8 millions de tonnes et que la production nationale ne fournit, au mieux, que la moitié de ces besoins, il y a de quoi se faire quelques soucis de ce côté-là. Avec cette précision, pour être complet, que c'est la France qui est notre principal fournisseur, notamment en blé tendre. Sans les chiffres officiels de notre récolte de céréales en 2018 qui tardent à venir et sans les achats (de l'Oaic et des opérateurs privés) opérés sur le marché international avant cette flambée et les stocks constitués, aucune analyse sérieuse sur l'impact de cette hausse des prix sur notre économie n'est possible. Une chose est sûre, cette «flambée» médiatique sur le blé, n'est pas innocente. Mais alors pas du tout!

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