En attendant la rentrée scolaire

Avec la célébration de l'Aïd El Adha c'est pratiquement un «cycle» qui vient de se clore. Que les Algériens viennent de clore. Il leur restera à négocier un des rendez-vous majeurs de l'année civile qui ouvrira ses portes à l'année scolaire: la rentrée des classes. Un événement qui coïncide avec la rentrée sociale. Que de rentrées! C'est ainsi et cela ne changera pas de toutes les façons! Quoi de bien notoire alors qui puisse sortir nos concitoyens d'un quotidien rythmé par des dépenses conséquentes? La flambée des prix des produits de consommation, des fruits et légumes, des viandes...et du prix du mouton à sacrifier le jour de l'Aïd c'est presque de l'histoire ancienne qui, tout aussi paradoxal que cela puisse paraître demeurent des sujets d'actualité. Parce que chez nous la flambée des prix c'est un sujet récurrent qui revient à longueur d'année. Il est quasi quotidien. Et il se pourrait bien qu'il tienne le haut du pavé lors de la prochaine campagne électorale de la présidentielle de 2019. Cela serait chouette, sympa non? Pourquoi? Eh bien, tout simplement, que pour autre chose on en a eu...pour notre argent. Pardon! Pour nos oreilles. On nous a promis un été sans le diktat des «parkingeurs», des plages débarrassées de tous les parasites. Hélas! Mille fois hélas! L'opération a fait chou blanc. Cela serait remuer le couteau dans la plaie que de revenir sur les événements dramatiques qui ont marqué cette période estivale. Des moments douloureux qui n'empêchent pas de regarder vers l'avenir. Ainsi va la vie. De ce côté-là les choses s'annoncent plutôt pas trop mal. Le scénario catastrophe que l'on nous avait prédit n'a en tout cas pas eu lieu. Les prix du pétrole sur lesquels repose l'économie nationale ne se sont pas effondrés. Mieux que cela ils continuent à évoluer à un niveau que les experts n'attendaient pas. Particulièrement en ce début de second trimestre de l'année. Non loin des 75 dollars pour le Brent, hier, en cours d'échanges européens. De quoi se montrer plus optimiste pour moins faire appel au financement non conventionnel, permettre de contenir l'inflation autour des 5%, réduire davantage le déficit commercial et de surtout faire aboutir les réformes qui assureront à l'Algérie la mise en place d'un nouveau modèle de croissance afin d'être en mesure de s'affranchir de ses exportations d'hydrocarbures. Un vaste programme bien entendu. Voilà en tout cas bien des sujets qui doivent faire l'affaire de nos candidats à la magistrature suprême. Autant de débats qui risquent de se dérouler sur fond d'une flambée des prix qui, elle, n'a pas baissé d'intensité. La rentrée scolaire devrait l'attiser davantage.