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Al-Azhar et le harcèlement sexuel

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Al-Azhar, la prestigieuse institution de l'islam sunnite basée en Egypte, est sortie hier de sa traditionnelle réserve sur la question pour dénoncer, avec une rare fermeté, et condamner, tout autant, toutes les formes de harcèlement sexuel, devenu il est vrai un véritable fléau dans ce pays connu pour avoir déjà pâti des sept plaies pharaoniques. Qualifiant le phénomène de péché capital, Al-Azhar a exhorté les autorités à mener une lutte implacable contre les auteurs de ce qu'elle considère comme un crime intolérable. L'institution a même pointé du doigt des «actes interdits» par la morale et la loi islamique, considérant qu'il devient à la fois urgent et nécessaire de combattre sans merci ces «comportements déviants» dont les auteurs méritent les sanctions les plus sévères. Ainsi, Al Azhar va encore plus loin que la législation égyptienne actuelle en réclamant la «criminalisation du harcèlement sexuel qu'aucune justification ne saurait absoudre, encore moins celle usitée habituellement quant aux habits ou au comportement «provocateur» de la femme pour justifier des actes «attentatoires à sa dignité et à sa liberté». Si la question du harcèlement sexuel fait autant de bruit et de fureur en Egypte où le mal paraît beaucoup plus profond que dans d'autres pays, il n'en demeure pas moins que, l'hypocrisie aidant et la loi de l'omerta étant ce qu'elle est, notre pays n'est pas en reste dans le domaine, même si les faits dénoncés sont extrêmement rares et tournent, la plupart du temps, au triste désavantage des plaignantes, qualifiées de tous les noms d'oiseau! Et pourtant! Qui d'entre nous n'a pas eu vent de telle ou telle histoire, de tels ou tels méfaits, aussi bien dans des entreprises que dans des administrations censées être exemplaires! Un voile pudique est souvent jeté sur ces dérives qui mettent en lumière une propension néfaste à la solidarité masculine, là où la vraie grandeur d'âme commande de témoigner en toute conscience contre des abus inqualifiables, parfois synonymes de destruction d'une personnalité fragile et incapable d'affronter l'opprobre d'un milieu social complice, ô combien! Si en Egypte, les statistiques officielles, validées par l'ONU, chiffrent à 60% le nombre de femmes victimes de harcèlement, nonobstant les atteintes «banales» comme les remarques obscènes et les attouchements, dans les lieux publics notamment, combien sont-elles, dans notre pays, à souffrir en silence d'un fléau que la majorité des hommes attribuent, pour se donner bonne conscience, à la tenue vestimentaire des personnes agressées? Dire qu'il suffirait d'une campagne de sensibilisation, en particulier dans les écoles et les universités, pour éclairer quelque peu les esprits et faire comprendre que chaque femme humiliée est d'abord et surtout une soeur ou, à tout le moins, une parente, pour ériger un garde-fou contre les «professionnels» de ce genre de conquête brutale, enhardis par l'absence d'une sanction pénale exemplaire. Ces prédateurs peuvent dormir tranquilles, on n'en est pas encore là, malheureusement.

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