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Il était une fois la Russie et la Chine

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Dans le monde qui se profile petit à petit, une mutation géostratégique est en cours qui va, dans moins de deux décennies, transformer les rapports de force internationaux. Face à la toute-puissance américaine qui aura «régné» sur le sort de la planète, durant plus d'un siècle, sont en train d'émerger, sans crier gare, deux nouvelles superpuissances avec lesquelles il faut d'ores et déjà compter: la Chine et la Russie. S'agissant de l'Empire du Milieu, nul n'ignore, désormais, qu'il occupe la place de deuxième puissance mondiale, comme en témoigne la guerre économique que lui a déclarée le conglomérat capitaliste représenté par le président américain Donald Trump. Les prospectives s'accordent à lui reconnaître, malgré ce bras de fer, qu'il sera au premier rang dans deux décennies, très exactement, et c'est bien ce qui exaspère les Etats-Unis. Quant à la sainte Russie, ayant retrouvé un nouveau tsar en la personne de Vladimir Poutine, elle s'emploie méthodiquement à reprendre toute sa sphère d'influence dilapidée par les dirigeants réformistes qui ont cru mettre fin à la Guerre froide en s'affaissant devant l'Otan et les Etats-Unis. En une dizaine d'années à peine, la chose est quasiment faite et Moscou a réussi son pari aussi bien au Moyen-Orient où son soutien à la Syrie aura été déterminant dans l'échec de la stratégie visant à dessiner un nouveau rapport de force, que sur le front de la Baltique où les grignotages de l'Otan, assortis de moult provocations comme les sanctions diplomatico - économiques auxquelles recourent volontiers les puissances occidentales, n'ont plus le même effet que dans les périodes tourmentées des années 80.
De plus, Chine et Russie qui sont tous deux membres permanents du Conseil de sécurité demeurent très proches au plan géostratégique, multipliant les concertations et les actions communes, engageant, comme c'est le cas ces derniers jours, de grandes manoeuvres militaires communes qui sont autant de messages à l'adresse des puissances hostiles. Si la Russie domine au Proche-Orient où elle apporte un appui conséquent à un Iran encerclé par les Etats vassaux qui servent de tête de pont au pacte atlantique, la Chine, elle, a beaucoup investi en Afrique où elle est désormais la superpuissance qui compte, bien plus que les anciens pays colonisateurs, malgré les apparences. Il y a une dizaine d'années, j'avais énoncé le postulat que tel sera le cas avant le cap 2020. Le sommet qui s'est ouvert, hier, à Pékin représente beaucoup plus qu'un simple Forum sur la coopération sino-africaine. Il porte en lui l'ambition d'un devenir encore plus vaste, encore plus fort, et c'est tant mieux pour un continent qui n'a connu jusqu'ici que l'injustice de l'apartheid et de la domination effrénée. Comme il est loin, déjà, le temps où l'on qualifiait d'«axe du mal» ces pays qui apportaient un vent d'espoir aux peuples opprimés et montraient la voie d'une coopération fondée sur le progrès et la justice sociale. Aujourd'hui, ces peuples savent où se trouve la vraie lumière.

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