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Quand la Chine se penche sur la Syrie

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Contrairement aux apparences, la montée au créneau récente de la Chine sur le dossier syrien n'est ni attentiste ni simplement formelle. Elle illustre, au contraire, la prise de conscience des dirigeants chinois que le moment est venu de jouer un rôle beaucoup plus actif aux côtés des principaux protagonistes de la crise. C'est ainsi que Pékin aurait proposé à son allié russe de participer militairement à l'effort de guerre contre le terrorisme. C'est aussi pourquoi l'envoyé spécial chinois aux Nations unies (ONU), Ma Zhaoxu, a appelé, vendredi dernier, toutes les parties au conflit «à intensifier les efforts diplomatiques, résoudre les problèmes par le dialogue et faciliter la désescalade» dans un pays saccagé par sept années d'une guerre féroce. L'ambassadeur chinois est intervenu, lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, pour critiquer la «persistance des activités terroristes qui entravent le processus politique» de restauration de la paix et de la sécurité, justifiant en quelque sorte la position de la Russie et de l'Iran qui ont fait de l'éradication des groupes extrémistes une priorité absolue. Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies a même considéré que le processus politique syrien resterait bloqué tant que les menaces des factions terroristes ne seront pas balayées dans la dernière province qui échappe encore au contrôle de l'armée syrienne, à savoir celle d'Idlib. Idlib sur laquelle tous les regards sont désormais braqués, dans l'attente d'une offensive imminente de l'armée syrienne et des forces alliées russe, iranienne et libanaise. La Chine s'aligne donc clairement sur la position commune de la Syrie, de la Russie et de l'Iran au moment même où la Turquie, poussée par les puissances occidentales qui tentent encore de préserver le peu de crédit qui leur reste dans le pays, cherche à gagner du temps en prônant la négociation avec les groupes rebelles dont elle a assuré et assure encore la protection, depuis 2011. Seul argument qui semble avoir prévalu au sommet de Téhéran, vendredi dernier, la crainte légitime d'Ankara de devoir faire face à un nouvel afflux de réfugiés alors qu'elle en abrite plus de trois millions. Ses interlocuteurs russe et iranien en ont tenu compte, même si le président Poutine a rappelé, à juste titre, que «ni Al Nosra, ni Daesh, ni aucun autre groupe terroriste» comme Ahrar al Cham, n'étaient assis à la table des pourparlers pour garantir un quelconque «accord» tandis que leur menace sur les positions des forces syriennes et alliées, ainsi que sur la base aérienne de Hmeïmim, persiste lourdement. Et de quelle bonne foi pourraient-ils se prévaloir en s'engageant à ne plus lancer d'attaques et commettre d'attentats quand on sait qu'ils ont constamment bafoué tous les engagements antérieurs! Il semble que, pour cette raison, la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, adopte aujourd'hui une position bien plus tranchée, liant «la synergie des efforts» pour une Syrie de nouveau souveraine à l'incontournable élimination des groupes terroristes, où qu'ils soient et, notamment, à Idlib.

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