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Le maréchal Haftar: combien de divisions?

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A ceux qui se demandent ce qui peut bien faire courir encore le maréchal libyen Khalifa Haftar, la réponse coule de source: l'homme reste déterminé à s'emparer coûte que coûte du pouvoir, même si les milices de Misrata s'y opposent farouchement, considérant que son ambition vise rien moins qu'à asseoir une nouvelle dictature dont pâtiraient les Libyens et dont le pays ferait, une fois de plus, les frais. Sa sortie sur les canaux d'Al Jazeera contre l'Algérie n'a rien de surprenant, mais il faut se garder de lui conférer plus d'importance qu'il n'en a réellement. Par-delà les rodomontades d'un homme prompt à lancer des piques pour aussitôt se recroqueviller sur son statu quo ante, la question est: de combien de divisions dispose ce maréchal autoproclamé que des capitales occidentales courtisent pour des objectifs évidents, mais dont elles se méfient au plus haut point.
Reste le soutien de certaines parties du Moyen-Orient, également nourries aux effluves du profit politique pour l'une et économique pour l'autre. Des années difficiles ont jalonné le parcours de ce boute-feu qui a séjourné longtemps à Miami, aux Etats-Unis, où il a fourbi ses armes dans les cabarets de l'opposition cubaine. Depuis son «débarquement» en 2011 en Libye, il n'a jamais cessé de mettre des bâtons dans les roues de la médiation onusienne qui tente de résoudre la crise avec l'appui constant et totalement désintéressé de l'Algérie dont la diplomatie s'évertue, bon an mal an, à prôner le dialogue inclusif, tout en veillant à une stricte neutralité vis-à-vis de toutes les parties prenantes au conflit.
Gavé de subsides émiratis et autres, Haftar dont les héritiers sont en train de suivre le chemin de ceux d'El Gueddafi, est ulcéré par le fait que l'Algérie soutient fermement le GNA de Fayez al Serraj, instance légitimée par la communauté internationale et par l'Union africaine, et sa rancoeur est telle qu'il en devient non seulement aveuglé dans ses décisions, mais aussi téméraire dans ses provocations. C'est oublier un peu vite que les moyens dont ils disposent suffisent à peine pour combattre les quelques essaims de milices désordonnées et chichement vindicatives. Il suffit pour s'en convaincre de se référer aux «assauts» que son «armée nationale» autoproclamée a dû fournir sans parvenir, jusqu'à présent, à contrôler réellement Deraa ou s'imposer face aux attaques répétées des milices dans certains sites du croissant pétrolier. Ne parlons pas de son rôle de chef du corps expéditionnaire libyen dans la bande d'Aouzzou, livrée au Tchad par la France dans les années 80, et de sa capture, après un échec cuisant puis une trahison qui préluda à son exil aux Etats-Unis.
Quant à prétendre combattre celles qui s'affrontent autour de Tripoli, il y a loin de la coupe aux lèvres. Le désaveu cinglant que lui a infligé, hier, le MAE libyen constitue à lui seul une réponse éloquente qu'il serait bien inspiré de ressasser. Mohamad Taher Siala, ministre du GNA, s'est démarqué des propos «irresponsables» de Haftar, lors d'un entretien téléphonique avec Abdelkader Messahel. Il a soutenu que les «autorités libyennes sont attachées au renforcement des relations avec l'Algérie» dont il a loué le rôle dans le cadre des efforts de l'ONU. Quant au MAE algérien, Abdelkader Messahel, il a «rassuré» son homologue libyen, lui affirmant qu'aucune déclaration ne peut porter atteinte aux «relations fraternelles» entre les deux pays, l'Algérie restant engagée en faveur d'une «solution politique» de la crise libyenne. Tout ceci pour dire que si le maréchal a déjà démontré qu'il est un piètre stratège militaire, il prouve désormais qu'il est encore moins un fin responsable politique.

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