Prévisions pour le 18 Decembre 2018

 Adrar Min 9 °C Max 22 °C
34
 Laghouat Min 1 °C Max 15 °C
32
 Batna Min -1 °C Max 13 °C
32
 Biskra Min 5 °C Max 16 °C
32
 Tamanrasset Min 8 °C Max 20 °C
23
 Tlemcen Min 7 °C Max 18 °C
32
 Alger Min 0 °C Max 18 °C
32
 Saïda Min 4 °C Max 16 °C
32
 Annaba Min 9 °C Max 16 °C
30
 Mascara Min 5 °C Max 22 °C
32
 Ouargla Min 6 °C Max 16 °C
32
 Oran Min 6 °C Max 19 °C
32
 Illizi Min 4 °C Max 21 °C
34
 Tindouf Min 6 °C Max 19 °C
32
 Khenchela Min -1 °C Max 13 °C
32
 Mila Min 2 °C Max 17 °C
34
 Ghardaïa Min 5 °C Max 15 °C
34
Accueil |L'Editorial |

L'exemple allemand

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Il serait prétentieux d'affirmer que les relations économiques algéro-allemandes sont un modèle de partenariat. Les derniers chiffres du Centre national d'informatique et de statistiques en matière d'échanges commerciaux sont on ne peut plus clairs à ce sujet. L'écart entre ce qu'importe l'Allemagne d'Algérie et ce qu'elle y exporte est tellement énorme qu'il est objectivement impossible d'espérer un rééquilibrage dans la dizaine d'années à venir. Sur les huit premiers mois de l'année en cours, l'Algérie a importé pour l'équivalent de 1,88 milliard de dollars d'Allemagne. En retour, moins de 300 millions de dollars ont fait le chemin inverse. Cette «énormité» commerciale interpelle certes les observateurs de la scène économique nationale, mais peut très aisément s'expliquer par le positionnement géographique de l'Allemagne, dont l'approvisionnement énergétique est essentiellement assuré par la Russie. C'est, disons-le, le seul produit algérien susceptible de «faire du chiffre» à l'export. Le défaut n'est donc pas allemand, mais bel et bien algérien.
L'autre raison expliquant les statistiques algéro-allemandes, tient à la réputation des marchandises germaniques. Réputés dans le monde entier pour leur robustesse, les produits allemands trouvent «naturellement» leur place dans les marchés de la planète. En un mot comme en mille, ce pays est incomparable. C'est certainement le seul qui peut se permettre des excédents record à l'exportation, tout en commerçant avec la monnaie la plus lourde de la planète. Les économistes qui tentent d'expliquer l'exceptionnelle prouesse allemande, s'y retrouvent difficilement, tellement le modèle n'a pas son pareil de par le monde.
Cela pour dire qu'il n'y a pas à rougir de l'écart dans les échanges commerciaux, ni de s'entêter à vouloir le réduire. Ce qu'apporte Angela Merkel dans ses bagages aujourd'hui, ce n'est pas tant un «mode d'emploi» ou un quelconque projet d'investissement qui doit interpeller les Algériens que nous sommes. Il faut voir cette visite et le partenariat qu'il sous-tend, comme une opportunité, un investissement en termes d'expérience et d'expertise. L'Allemagne n'est pas un «instantané» de succès économique. C'est certainement une exigence de tous les instants. C'est ce que nos cadres gouvernementaux et opérateurs économiques doivent appréhender pour tirer un maximum des Allemands.
Il est toujours possible d'importer des machines très perfectionnées et même s'offrir quelques transferts de technologie, mais l'important, c'est de trouver «l'âme» qui ouvre les portes de l'émergence.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha