Prévisions pour le 23 Octobre 2018

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Algériens, sortez couverts!

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L'adage recommande à ceux qui ont la langue fourchue de la tourner sept fois dans la bouche avant de proférer une quelconque ineptie. Il semble que la chose ne soit pas évidente, ni comprise et, hélas, encore moins acquise chez certains, à en juger par l'étonnante sortie, voici quarante-huit heures, du ministre du Travail, Mourad Zemali. Celui-ci a édulcoré la médecine gratuite pour dire aux établissements hospitaliers et autres infrastructures de santé publique qu'ils ne doivent, en aucun cas, recevoir, et encore moins soigner, les personnes qui ne sont pas pourvues d'une carte Chifa actualisée. Une bourde? Non, juste un dérapage qui illustre la méconnaissance profonde de nombreux responsables au sein de l'Etat non pas de textes d'application issus de tel ou tel secteur, mais tout simplement de la Loi fondamentale qu'est la Constitution! Et cela, en principe, ne devrait pas exister. Car, dans ce cas de figure, il y a un manquement grave non seulement vis-à-vis de la Constitution, mais, d'abord et surtout, des idéaux dont se targue le pays en matière de justice sociale. Fermer aussi violemment la porte des hôpitaux à des Algériens démunis du précieux sésame, c'est porter un coup fatal au principe fondateur de l'Etat algérien qui puise ses principes les plus nobles dans la Déclaration du 1er Novembre 1954. Il arrive, reconnaissons-le, que les mots dépassent la pensée. Mais cette dernière doit impérativement être maîtrisée et les mots soigneusement pesés quand on parle au nom de l'Etat et de ses institutions. Sinon, quel exemple donne-t-on alors à ses structures subalternes, au niveau des wilayas notamment, et comment qualifier les dérapages qui tendent à devenir monnaie courante, à tort et à travers? Imaginons un seul instant que l'oukase du ministre Zemali ait été aussitôt appliqué par quelques-uns des hôpitaux que compte le pays et que les urgences aient promptement refoulé des accidentés de la route, évacués au titre d'un pronostic vital engagé. Une vue de l'esprit? Bien sûr que non, puisque la leçon a été faite même si aucune instruction de la tutelle directe n'a alors été transmise. Laquelle tutelle s'est évidemment défaussé d'une recommandation qui, par-delà des justifications boiteuses intervenues hier, montre le peu de cas qu'on fait du respect de la vie et du droit du citoyen à des soins basiques, dans les conditions que l'on sait et qui ne prêtent pas, c'est le moins qu'on puisse dire, à des louanges excessives.

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