Prévisions pour le 12 Decembre 2018

 Adrar Min 7 °C Max 20 °C
32
 Laghouat Min 3 °C Max 18 °C
34
 Batna Min 1 °C Max 16 °C
34
 Biskra Min 5 °C Max 18 °C
34
 Tamanrasset Min 4 °C Max 18 °C
32
 Tlemcen Min 5 °C Max 15 °C
34
 Alger Min 6 °C Max 18 °C
30
 Saïda Min 3 °C Max 16 °C
34
 Annaba Min 8 °C Max 17 °C
30
 Mascara Min 5 °C Max 16 °C
30
 Ouargla Min 5 °C Max 19 °C
32
 Oran Min 11 °C Max 19 °C
30
 Illizi Min 6 °C Max 23 °C
32
 Tindouf Min 7 °C Max 20 °C
32
 Khenchela Min 2 °C Max 15 °C
30
 Mila Min 3 °C Max 16 °C
30
 Ghardaïa Min 6 °C Max 20 °C
32
Accueil |L'Editorial |

Ce vent qui secoue la France

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

L'audition de l'ancien chef de cabinet adjoint du président de la République française, Alexandre Benalla, aura sans conteste été un moment exceptionnel dans le «travail» de la commission parlementaire chargée d' «enquêter» sur le rôle et le statut exact d'un homme qui a défrayé la chronique pendant des mois. Présenté dans les médias comme un barbouze et un garde du corps extrêmement proche du chef de l'Etat, il a catégoriquement nié avoir été l'un ou l'autre, expliquant avec un verbe à la fois facile et torrentiel qui aura laissé coi ses interlocuteurs, persuadés de le faire passer au grill, qu'il était simplement chargé de l'organisation des déplacements d'Emmanuel Macron. C'est d'ailleurs à ce titre que nous l'avons aperçu aux côtés du candidat, lors de sa venue à Alger. «Je n'ai jamais été le garde du corps d'Emmanuel Macron», a déclaré Alexandre Benalla, 27 ans, à la commission d'enquête du Sénat mise sur pied après qu'eut éclaté, en juillet, le «Benallagate». Il a de ce fait confirmé la déclaration d'Emmanuel Macron lui-même, lorsqu'il décida de rompre le silence, plusieurs semaines après la divulgation de la vidéo sur des «violences en réunion» commises par le collaborateur du cabinet présidentiel. Ce qui frappe tout particulièrement dans cette audition retransmise en direct, c'est la pluie de révélations et de questions plus ou moins retorses sur son statut à l'Élysée, son rôle effectif auprès du président, les avantages mentionnés dont il aurait bénéficié (permis de port d'arme, passeports diplomatiques, logement...). On s'en doute aisément, l'interrogatoire avait des relents politiques puisque les sénateurs les plus zélés étaient du côté des Républicains, président et vice-président de la commission compris, et le but inavoué, qu'on le dise ou pas, est bien de cerner le président Macron au moment où il affronte une situation des plus difficiles au plan socio-économique. Reste que l'homme a montré des capacités indéniables à affronter les questions et à justifier les attributs ainsi que la fonction dont il bénéficiait à l'Elysée, même si le dilemme du dysfonctionnement en matière de sécurité n'a pas été éclairci. On sait que, du temps de François Mitterrand, la tâche incombait aux gendarmes, puis avec Nicolas Sarkozy, ce fut autour de la police de gérer la chose. Quand vint François Hollande, homme particulièrement attaché à la synthèse, ce furent les deux institutions qui se partagèrent les rôles. Il semble qu'avec Emmanuel Macron, dont le parcours accorde une place privilégiée au secteur privé, le temps était venu de «privatiser» quelque peu la mission!
La convocation d'Alexandre Benalla a suscité de vives tensions entre le Sénat et l'Exécutif. Des sénateurs de LaRem ont quitté la commission accusée de chercher le moyen de nuire au chef de l'Etat. Bref, la situation politique est telle qu'on se demande si les uns et les autres ne sont pas en train de balayer la cour du Palais présidentiel pour frayer un chemin à l'extrême droite qui n'en demandait pas tant et qui se sent portée par un vent conquérant dont l'Europe entière subit la déferlante.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha