Prévisions pour le 18 Octobre 2018

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Zalène ne nous dit pas tout!

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Barrière. «Nous attendons l'achèvement de l'installation des cinquante cinq (55) centres de péage et d'entretiens des routes programmés le long de cette autoroute pour décider de la date de début du système de péage» a précisé, samedi dernier à partir de Médéa où il était en visite d'inspection, notre ministre des Travaux publics et du Transport, Abdelghani Zalène. Dans cette précision de «taille», il manque en fait deux dates. Celle de l'achèvement de l'installation des centres de péage et celle qui suivra pour fixer le début du péage. A bien y voir, le ministre n'a en réalité rien dit. C'est tout un art que de parler sans rien dire. Mais pourquoi diable s'est-il senti obligé d'aborder la question sans avoir de réponse à livrer à l'opinion publique? Là, il faudra sortir des travaux publics pour entrer dans la bureaucratie d'abord et dans la politique ensuite. La bureaucratie car cette histoire de péage sur l'autoroute Est-Ouest a durant des années été servie à toutes les sauces. D'abord en 2005 lors de la création de l'Agence nationale des autoroutes (ANA). Elle avait un statut d'établissement public à caractère administratif. Lorsqu'on s'est rendu compte qu'avec un tel statut elle ne pouvait pas avoir de relations commerciales (péage) avec les tiers (automobilistes), son statut a été modifié pour devenir «établissement public à caractère industriel et commercial». C'est-à-dire que pendant des années, il n'était pas question de faire payer l'utilisation de l'autoroute aux usagers. C'est gratos. En juin 2016, le ministre des Transports et des Travaux publics de l'époque, Boudjema Talai, a été catégorique. «Le péage d'autoroute n'a jamais fait l'objet d'un ordre du jour au ministère» avait-il lancé au grand étonnement général. Et puis, on s'est rendu compte que cette importante infrastructure routière avait besoin de maintenance et d'entretiens réguliers. Ce qui, évidemment, avait un coût financier et non des moindres. On s'est rendu compte également que de telles dépenses ne pouvaient pas être assurées ad vitam aeternam par le Trésor public. Et que donc, il fallait changer le statut de l'agence des autoroutes, construire des centres de péage (55 en tout) et fixer une tarification. Ensuite on s'est rendu compte qu'il fallait s'assurer que la maintenance et l'entretien allaient réellement être au rendez-vous une fois le péage mis en place. Encaisser l'argent des automobilistes sans leur donner en contrepartie le confort et les commodités requises ne pouvait que mener au mur. Enfin et c'est l'étape la plus dure: comment fixer les prix sans soulever les critiques? Ce sont toutes ces considérations qui sont à l'origine de la «prouesse olympique» de Zalène. Il lui fallait confirmer l'introduction du système de péage sans préciser ni quand ni, surtout, combien. Il n'en demeure pas moins que toutes les probabilités donnent le début du péage sur les autoroutes en Algérie en juillet 2019. Et ce n'est pas le petit doigt qui le dit!

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