Prévisions pour le 16 Decembre 2018

 Adrar Min 6 °C Max 20 °C
32
 Laghouat Min 2 °C Max 18 °C
32
 Batna Min 0 °C Max 16 °C
32
 Biskra Min 4 °C Max 17 °C
32
 Tamanrasset Min 7 °C Max 21 °C
32
 Tlemcen Min 7 °C Max 17 °C
32
 Alger Min 6 °C Max 20 °C
32
 Saïda Min 2 °C Max 20 °C
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 Annaba Min 10 °C Max 19 °C
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 Mascara Min 3 °C Max 22 °C
32
 Ouargla Min 4 °C Max 18 °C
32
 Oran Min 6 °C Max 19 °C
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 Illizi Min 4 °C Max 16 °C
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 Tindouf Min 7 °C Max 19 °C
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 Khenchela Min 0 °C Max 16 °C
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 Mila Min 2 °C Max 19 °C
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 Ghardaïa Min 4 °C Max 18 °C
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Inondations, après les avaloirs, la météo

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«Perturbations.» Ces derniers jours, l'est et le sud du pays ont été frappés par des pluies diluviennes qui ont donné lieu à d'impressionnantes inondations. Ce n'est pas le tsunami indonésien, mais des inondations comme chez nos voisins du Maroc, de Tunisie, ou encore dans les pays du sud de l'Europe. Il n'empêche que les Algériens des régions touchées ont été choqués par le déferlement de boue qui emportait tout sur son passage. Des dégâts ont été enregistrés et même deux décès. Devant de tels phénomènes, l'opinion publique a tendance à accuser les autorités locales de négligence. En ligne de mire les avaloirs (regards) et leurs entretiens. Sauf que lorsque les quantités de pluie hors normes s'abattent en un laps de temps très court, comme c'était le cas dernièrement à l'Est et dans le Sud, les réseaux d'évacuation classiques des eaux de pluie ne peuvent pas contenir le déluge. Visiblement, les Algériens étaient au courant des catastrophes de même type qui ont eu lieu dans les autres pays. C'est pourquoi, les critiques ont, cette fois, ciblé nos services météo et leurs bulletins spéciaux. Ces fameux BMS qui leur seraient arrivés en retard selon certains responsables locaux. L'ONM (l'Office national de la météorologie) n'a pas tardé à leur répondre. Hier, la chargée de l'information de cet office, Houaria Benrakta, a fait une déclaration à l'APS dans laquelle elle soutient mordicus que ses collègues météorologistes «établissent des prévisions dans les 48 heures avec un taux de précision pouvant atteindre les 80%». S'agissant des critiques qu'elle réfute évidemment au motif que «l'ONM a rempli pleinement son rôle comme à l'accoutumée en assurant un suivi continu de la météo». Puis elle ajoute pour lever toute ambiguïté qu'il faut faire la différence entre «les perturbations classiques» et «la cellule orageuse». Dans le premier cas, «les quantités de pluie peuvent être prédites». Pas dans le second cas. «C'est un problème mondial, les services de météorologie à l'échelle internationale trouvent des difficultés pour prévoir les quantités de pluies pouvant accompagner les cellules orageuses» a-t-elle ajouté. Et de dérouler les certifications ISO obtenues par l'ONM. Par-delà toutes ces précisions, il faut dire que notre météo est victime de son succès. L'Algérien l'a complètement intégrée dans l'organisation de sa vie quotidienne. Plus personne ne rate le bulletin météo (à signaler au passage la disparition des présentatrices météo des écrans de l'Entv) qui donne les prévisions du lendemain. Ce n'est plus seulement l'agriculteur ou le pilote qui scrutent le ciel avec les «yeux» de l'ONM, mais tous les foyers. Le bulletin s'est démocratisé. Il renseigne les ménages sur (les températures) la façon d'habiller les enfants le matin avant de les conduire à l'école. Les automobilistes aussi. Bref, le bulletin météo fait partie du paysage ordinaire des Algériens. Ce qui devrait faire plaisir à Mme Benrakta et à ses collègues. Ce qui devrait aussi les obliger à rester dans la rigueur et le souci de la performance. Pour laisser les grondements au tonnerre seulement!

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