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Le pétrole, source de richesse et de polémique

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Le ministre de l'Energie a annoncé, hier, la finalisation de la loi sur les hydrocarbures. Ce texte majeur, censé donner plus de punch à un secteur plus que vital pour l'Algérie, ne passera pas inaperçu. La raison en est que tout ce qui touche au pétrole suscite énormément de débats, pour ne pas dire de polémiques, à chaque fois que l'Exécutif tente une quelconque réforme. C'était le cas en 1989 avec la très célèbre loi Ghozali qui préconisait le principe du partage de la production. On avait crié, à l'époque, au bradage des richesses nationales. Le même scénario a concerné la non moins fameuse loi Khelil. La pluralité parlementaire aidant, le «vacarme» en est devenu assourdissant, à tel point qu'un amendement est venu la vider de sa substance. Résultat: le pays s'est retrouvé avec une réglementation à deux vitesses, dont les partenaires de Sonatrach ne savaient quoi penser. Petit à petit les appels d'offres perdaient de leur attractivité et un second amendement, dans la même veine, n'a pas «fouetté» le secteur, au point que c'en est devenu inquiétant. Malgré un sous-sol potentiellement riche et assez peu exploré, le pays n'était plus une destination privilégiée pour les compagnies pétrolières mondiales.
Le constat est implacable et les «experts» ont recommandé un nouveau réaménagement de la loi dans le sens d'un meilleur équilibre entre partenaires. Le plus simple serait un retour à la loi Ghozali, vu qu'elle a montré pas mal de qualités, disent certains, tandis que d'autres préconisent par contre la réactivation de la loi Khelil dans sa version originelle. Le gouvernement a renvoyé dos à dos les deux thèses et opté pour une autre voie, qui a consisté à «voir la vérité en face». En effet, entre 1989, 2005 et aujourd'hui, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Il serait inadéquat de ne pas prendre en compte les évolutions que connaît la «planète pétrole». Entre les trois dates, pas mal de nouveaux acteurs ont fait leur apparition, le désormais poids du pétrole et gaz de schiste, la possibilité de forer au large de nos côtes, sont autant d'éléments à prendre en considération. Et pour cause, tous ces facteurs étaient inconnus à l'époque de Khelil et Ghozali.
En fait, le «voir la vérité en face» ne se contente pas de données techniques et statistiques. Il y a aussi, un aspect bien plus «lourd». Il s'agit de la «rationalité économique». Pour faire une bonne loi et s'assurer de son applicabilité, il n'y a rien de mieux que d'associer les partenaires. Dans ce cas de figure, ce sont les Américains qui y ont leur empreinte. Ça réussira peut-être, mais au prix d'une gigantesque polémique en Algérie.

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