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Le temps de l'inventaire

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Le sujet est de grande importance et il est quotidiennement sur toutes les tables, que ce soit celles des convives ou celles des réunions hautement politiques. La corruption a en effet atteint un tel degré que le citoyen, habitué à tourner en dérision tout ce qui l'affecte, mais contre lequel il ne peut rien, se contente depuis longtemps d'un triste haussement d'épaules. Sauf que la gangrène est là et bien là. Quand on doit monnayer des formulaires administratifs ou des timbres fiscaux dans des endroits douteux après qu'on s'est heurté dans les arcanes a priori légitimes au fatal «plus d'imprimés disponibles», c'est qu'on a atteint le fond...du fond, après avoir beaucoup creusé comme disait un certain humoriste. Mais il y a corruption et corruption, celle des petits manoeuvriers bas de gamme, prétendument commis de l'Etat et qui s'emparent sans vergogne de ses biens les plus minimes (matériels électroniques, véhicules, biens divers), et celle des charognards dont l'appétit féroce conduit à creuser le déficit public au détriment d'une population ignorante et fataliste à souhait. Pourtant, les instruments juridiques et administratifs existent depuis fort longtemps qui permettent en théorie de se prémunir de tels agissements crapuleux. Avant les années 80, on s'en souvient, il y avait cette fameuse Cour spéciale des infractions économiques dont le seul nom faisait trembler par avance les candidats à la malversation. Elle siégeait à Constantine et traitait les dossiers de la manière qui sied, de sorte que ses décisions on ne peut mieux exécutoires donnaient beaucoup à réfléchir au sein des entreprises comme des administrations. Vint le temps de l'infitah et celui de la Cour des comptes qui s'épuisa rapidement dans les querelles de leadership et finit par s'user à tel point qu'elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Et c'est à peine si l'on sait qu'elle existe et que ses missions sont toujours pérennes! En marge de cette instance, il y a, bien sûr, l'inspection générale des finances qui a, elle aussi, des attributions bien définies, partant de la simple vérification du bon état du patrimoine des entreprises ou des administrations dont beaucoup ont perdu, depuis plusieurs années déjà, le sens d'un inventaire du mobilier et des autres moyens parfois très onéreux, à celle d'un contrôle approfondi de la gestion et de l'exploitation des budgets et des équipements alloués par l'Etat. Voici quelques mois, une entreprise du secteur ferroviaire avait défrayé la chronique pour la gabegie qui y règne, mais qu'en est-il ensuite advenu? Trop de gens ont été habitués à se servir bien plus que de servir et c'est bien ce sentiment de totale impunité qui a conduit à la situation actuelle, faite de scepticisme et d'incrédulité quant à la volonté réelle d'une lutte sans merci contre la corruption. Pourtant, ce n'est jamais trop tard pour remettre les choses à leur juste place.

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