Prévisions pour le 15 Decembre 2018

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Les consommateurs victimes de l'incompétence de leur Etat

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Les prix des fruits et légumes font peur aux Algériens. Chaque jour qui passe voit des dinars s'ajouter sur le budget consommation des ménages. Les consommateurs subissent des règles d'un marché fou, où n'intervient dans aucune étape du processus, le rôle régulateur de l'Etat. Les ministres de l'Agriculture et du Commerce qui le représentent auprès de l'opinion nationale, multiplient les déclarations en haute saison de production et de prix convenables et réduisent fortement leurs apparitions publiques en période de disette en matière de production et d'inflation en termes de prix, comme c'est le cas, ces dernières semaines. Ce scénario récurrent depuis plusieurs années, agace à juste titre les Algériens, lorsqu'ils constatent qu'ailleurs les variations des prix entre les saisons n'atteint pas le niveau du marché local. Les autres pays qui ont réussi à réduire l'écart, ont tout simplement fait de la régulation. Celle-ci passe par l'importation des produits en situation de rupture, ou par le stockage du surplus de fruits et légumes en période de forte production. En hors saison, les marchés sont alimentés par ces stocks. En agissant sur l'offre, les prix «n'explosent» pas.
En cette moitié du mois de novembre où la production agricole se fait rare, ce qui entre dans les marchés ne répond absolument pas à la demande. Le pays donne une fâcheuse impression de vivre une situation de disette qui n'est pas inédite en soi, puisque vécue chaque année. Dans cet intervalle, les spéculateurs qui ont mis quelques tonnes de légumes de côté, les ressortent et se font un argent fou en quelques jours. C'est dire que l'Etat est toujours totalement absent du processus commercial, laissé à la loi «primaire» du plus «filou» qui s'offre des chambres froides clandestinement et gagne des milliards sur le dos des Algériens. Il le fait au vu et au su d'un Etat qui, faut-il le noter, reste encore incapable de réaliser quelques marchés de gros et quelques abattoirs pour en finir avec une situation tout à fait gérable pourtant. Cette incapacité d'agir sur le marché cause un grand dommage aux budgets des ménages. Quand cela va-t-il cesser? A voir l'évolution des prix ces derniers jours, bien malin celui qui pourra répondre à cette question.

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