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Le virage de Youssef Chahed

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Une semaine après le remaniement du 5 novembre dernier qui a surpris tout le monde, y compris le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi, le chef du gouvernement Youssef Chahed était, hier, devant les 163 députés de l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour obtenir un vote de confiance validant sa nouvelle équipe. Pour cela, il lui suffisait de 109 voix et si l'on considère l'alliance conclue en catimini par Ennahdha, l'Alliance démocratique qu'il a initiée avec les transfuges de Nidaa Tounes et Machroü Tounes de Mohsen Marzouk, le pari n'est en rien risqué. Pourtant, il l'a reconnu lui-même, dans son intervention préliminaire, quand il a souligné que «tout le monde parle d'une crise gouvernementale, alors qu'en réalité il y a une crise politique qui a impacté l'action gouvernementale». Aussi, la donne est-elle loin d'être résolue si l'on considère les dernières décisions de Nidaa Tounes qui a contraint les ministres de son camp à un choix cornélien, démissionner de leur fonction ou démissionner du parti! Youssef Chahed a beau inviter à une évaluation objective des enjeux et des nécessités de la situation politique et socio-économique du pays, unique moyen, juge-t-il, d'avancer et de mener les réformes nécessaires, malgré des conditions très difficiles, eu égard aux finances publiques et au faible taux de croissance, il lui faudra, encore et toujours, consentir des efforts gigantesques pour éviter à la Tunisie un «scénario chaotique» contre lequel il ne cesse de mettre en garde. Qu'il déplore, non sans une certaine légitimité, le manque flagrant de soutien politique dont l'équipe sortante a pâti, est une chose. Qu'il enfonce les «parties qui prétendent être au pouvoir», en les accusant d'avoir multiplié les entraves à son encontre, en est une autre. Car, si tant est que le remaniement aura permis de clarifier la donne et de «prouver qui est avec le gouvernement et qui ne l'est pas», reste la problématique des rapports futurs entre sa propre mouvance, aussi novice qu'incertaine, et la puissante Ennahdha dont on voit bien qu'elle va engranger les dividendes, à court terme, balayant les autres «partenaires» dont, fort probablement, Nidaa Tounes! Après le couac vis-à-vis de Carthage, lors de l'annonce du remaniement, le fait de dire qu' «il n'a jamais voulu offenser le président de la République» sera-t-il suffisant pour dissiper les nombreuses équivoques amoncelées pendant des mois? Rien n'est moins sûr et il faut compter sur l'acharnement de Hafedh Caïd Essebsi pour poursuivre un programme en apparence suicidaire, rien que dans l'espoir de barrer la route à un chef du gouvernement dont le président Béji Caïd Essebsi espérait beaucoup et qui aura, contraint et forcé, épousé le sens du vent en scellant un pacte avec Rached Ghannouchi.

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