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Le G5 Sahel dos au mur

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Créée en février 2014, la force dite G5 Sahel peine à parvenir à une vitesse de croisière, en raison, notamment de difficultés financières pendantes que vient d'aggraver le refus américain, mi-novembre au Conseil de sécurité, d'une prise en charge par l'ONU. Le secrétaire général de l'organisation, Antonio Guterres, a tôt fait de tirer la sonnette d'alarme sur la situation qui prévaut dans cette région au plan sécuritaire, indiquant que sur les 415 millions d'euros promis en 2018 par la communauté internationale, seule la moitié a été réellement déboursée tandis que 199,5 millions d'euros manquent à ce jour au budget de l'ONU. C'est du moins ce qui ressort de son rapport remis au Conseil de sécurité, le 12 novembre dernier, et dans lequel il avertissait sur une détérioration des conditions de sécurité durant le dernier semestre, en particulier au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Mais pas seulement, puisque, ajoute-t-il, les menaces sont en train de s'étendre au-delà des frontières de ces pays. Initiatrice de cette force censée agir aussi bien sur le plan militaire qu'économique, la France n'est pas parvenue à obtenir du Conseil de sécurité de l'ONU le financement durable de la force africaine antiterroriste, actuellement sous perfusion de pays donateurs, entre autres ceux du Moyen-Orient. Conséquence: une évolution perceptible des dangers induits par les groupes terroristes qui parviennent à essaimer dans les trois pays précités et font montre d'une interaction de plus en plus inquiétante. Constat cruel, mais impératif que la rencontre de haut niveau en marge de l'Assemblée générale des Nations unies n'a pas manqué de faire, en septembre dernier, considérant que pour l'heure, le bilan des 5000 hommes composant les contingents mauritanien, malien, burkinabé, nigérien et tchadien n'incite pas encore à l'optimisme, en dépit de certaines déclarations très diplomatiques.
Face à des menaces à la fois brutales et permanentes, le G5 semble encore loin d'être opérationnel. En juillet dernier, les groupes terroristes se sont même permis le luxe d'attaquer son quartier général, à Sévaré, au coeur du Mali, de telle sorte que des têtes sont tombées au sein du commandement, le général malien Didier Dacko ayant cédé la place au général mauritanien Hanena Ould Sidi. Il y a un an, le président français Emmanuel Macron ne tarissait pas d'éloges sur le G5, annonçant des résultats tangibles, dans les plus brefs délais. En fait, il semble qu'il faille attendre quelque temps, dans l'espoir que les multiples bailleurs de fonds accordent enfin leurs violons.

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