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Des retrouvailles algéro-saoudiennes

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La visite officielle à Alger du prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane (MBS), intervient au moment où les marchés de l'or noir connaissent une relative embellie, après une chute inquiétante des cours du brut. Autant dire que, ne serait-ce que sur ce plan-là, elle aura auguré d'une fin des mauvais jours, certes provisoire, mais néanmoins porteuse d'espoir pour une Algérie qui tente, depuis plusieurs années, de maintenir à flot la principale source de richesse. Mohamed Ben Salmane arrive en qualité de prince héritier du plus gros exportateur de pétrole au monde, et, en pleine affaire Khashoggi, il a montré lors du sommet du G20 que la realpolitik anime les superpuissances et bien des nations. L'Algérie ne pouvait demeurer en reste, alors même que sa diplomatie oeuvre au renforcement de ses intérêts en Afrique et dans le Monde arabe. Bientôt, l'Opep va se réunir à Vienne pour examiner la question de la réduction des exportations, enjeu qui voit l'Algérie consentir de grands efforts pour convaincre les uns et les autres. Déjà, par un passé plus ou moins récent, ces efforts ont été couronnés de succès auprès de l'Arabie saoudite dont on doit reconnaître qu'elle sait se montrer disponible lorsque la démarche algérienne s'arme d' un argumentaire convaincant. En travaillant sans cesse au rapprochement des vues entre pays producteurs Opep et non-Opep, l'Algérie a obtenu l'adhésion de la majorité des pays exportateurs et, en premier lieu, de l'Arabie saoudite à sa politique concrétisée par la Déclaration de coopération du 30 novembre 2017. Au-delà du dossier pétrole, il y a aussi la coopération économique pour laquelle Alger et Riyadh sont convenus de renforcer davantage le champ des opportunités. Les investissements saoudiens seraient les bienvenus dans les domaines de l'agriculture, du tourisme et de la pétrochimie, entre autres. MBS est accompagné par une importante délégation d'hommes d'affaires saoudiens et ce n'est pas par hasard, car Riyadh sait qu'il a été distancé par le Qatar et les Emirats dans ces domaines. En apportant ses capitaux, l'Arabie saoudite peut aussi bénéficier de l'expertise algérienne dans une médiation diplomatique au Yémen, d'une part, et dans d'autres pays de la région, agressés par un prétendu printemps arabe, notamment la Syrie et la Libye. Comme il sera sûrement question également du peuple palestinien et de ses droits inaliénables, alors que l'ennemi israélien tente une ultime aliénation d'El Qods et des territoires occupés. Autant de chantiers, autant d'ambitions communes qui ne peuvent que renforcer les liens traditionnels entre les deux pays pour le plus grand bien de la nation arabe.

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