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Un peuple entre deux portes

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Dernière colonie d'Afrique, le Sahara occidental est un territoire non autonome soumis à la réglementation internationale, en matière de décolonisation. Le peuple sahraoui exprime son droit légitime à l'autodétermination depuis la signature de l'accord de cessez-le-feu en 1991, après une guerre de Libération nationale de 16 années. Les Sahraouis avaient pris les armes pour libérer leur pays. Le droit international leur en donnait le droit, au même titre que d'innombrables autres peuples africains qui avaient combattu pour le recouvrement de leur liberté.
La réglementation internationale est limpide pour ce genre de conflit. Toutes les résolutions de l'ONU et de l'OUA, devenue l'UA, stipulent clairement le droit des peuples sous domination coloniale à un référendum d'autodétermination. Pour l'écrasante majorité des colonies, jusqu'à la Nouvelle-Calédonie, le processus adopté est le même, à savoir que lorsqu'une société exprime le désir de se défaire d'un système colonial, qui l'oppresse ou pas, la communauté internationale lui accorde le droit légitime à l'expression. Chaque citoyen des territoires injustement conquis doit dire s'il désire vivre libre ou sous la domination d'un état tiers.
Cette démarche relève du bon sens et aucun être humain ne pourrait y trouver à redire. Sauf que les appétits capitalistes, les arrangements inter-Etats et autres relents colonialistes ont visiblement une influence telle au niveau des instances internationales qu'un simple référendum ne soit toujours pas organisé, plus de 27 années après qu'il ait été décidé par la communauté internationale. Celle-ci est responsable de ce qui arrive des malheurs d'un peuple qui vit dans une sorte de no man's land historique.
Si deux générations sahraouies vivent «entre deux portes», c'est certainement en raison de l'entêtement du régime marocain à violer les lois internationales et du soutien actif qu'il reçoit de la France, mais c'est aussi parce que l'ONU n'a pas tenu sa promesse. En tergiversant avec un état colonialiste, la communauté internationale a failli à sa mission. Elle a privé tout un peuple d'un des principaux droits de l'homme.
Les Sahraouis nés dans les camps de réfugiés et leurs frères qui subissent la violence à Dakhla et El Ayoune attendent-ils quelque chose de la rencontre de Genève? Quelle que soit la réponse à cette question et quelle que sera l'issue des pourparlers, il est entendu que la quatrième et la cinquième génération auront un autre état d'esprit...

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