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La France face au coup d'Etat

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Le berger et la bergère. Les Français se tiennent le ventre. Ils redoutent la tournure que prendront, aujourd'hui, les manifestations des «Gilets jaunes» qui ont pris l'habitude de se tenir tous les samedis. Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, dénonce ceux qui «veulent renverser le pouvoir» en instrumentalisant ces manifestations. Notamment à Paris où tous les commerces sont fermés à la demande des autorités. La capitale est protégée par 12.000 CRS et gendarmes avec des blindés déployés dans les axes stratégiques. Dans le reste de la France ce sont plus de 80.000 hommes des forces de l'ordre qui sont mobilisés pour la circonstance. Jamais la France n'avait connu pareille menace depuis mai 1968. Encore que et selon Edouard Balladur conseiller du Premier ministre à l'époque «la tâche était plus facile... car aujourd'hui il n'y a pas d'interlocuteurs». Justement, cette absence (apparente) de structure du mouvement de protestation semble être une réponse directe à l'actuel président de la République Emmanuel Macron qui lui aussi est «sorti du néant». Balayant sur son passage les partis traditionnels, il a bouleversé le paysage politique français. D'ailleurs, les «Gilets jaunes» qui avaient commencé à manifester contre la hausse des taxes de carburants, demandent aujourd'hui sa démission. Ceci dit, le pire est à craindre selon les informations des services de renseignements qui informent l'Elysée. Après le vol d'une arme de guerre dans une voiture de police samedi dernier. En outre, pas moins de 28 cocktails Molotov et trois bombes artisanales ont été saisis hier à Montauban (Tarn et Garonne) sur un rond-point occupé par des «Gilets jaunes». Ce qui fait dire aux autorités chargées de la sécurité que «des casseurs mêlés aux manifestants aujourd'hui à Paris sont programmés «pour tuer». La situation est si inédite et compliquée que personne n'entrevoit de solution. Sans interlocuteurs, comment le gouvernement pourra-t-il désamorcer la crise? Son renoncement à la hausse des taxes sur les carburants a eu l'effet contraire. Comme un aveu de faiblesse. Beaucoup accusent certains médias et des instituts de sondage de souffler sur les braises. La France est devant la même tentative de coup d'Etat qu'en avril 1961. Ce jour-là, le général de Gaulle lança son fameux «Françaises, Français, aidez-moi!». Macron n'est pas De Gaulle mais il peut s'en inspirer!

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