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Ouyahia et l'acte d'exporter

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Evaluation. «L'exportation figure aujourd'hui dans la culture de l'entrepreneur algérien aussi bien public que privé». C'est le constat de notre Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors de l'inauguration de la 27ème Foire de la production algérienne, jeudi dernier. Son optimisme se justifie non pas en termes de quantités ou de valeurs, mais d'une évolution certaine de l'esprit d'entrepreneuriat dans notre pays. L'entrepreneur algérien n'a pas un siècle d'existence. Il est né avec l'ouverture économique du pays dans les années 1990. Dans une Algérie à feu et à sang, qui ne pouvait lui offrir le cadre idéal pour son épanouissement. C'est donc en porteur de cabas que l'entrepreneur algérien a fait ses premiers pas. Avec un tissu industriel productif nul, il n'avait d'autres choix que de s'investir dans l'importation. La paix revenue au début du 3ème millénaire, le porteur de cabas est devenu chef d'entreprise spécialisée dans l'importation. On doit à la vérité de dire que la production nationale n'a réellement démarré qu'avec la diversification de l'économie nationale. Avec l'appui et l'accompagnement de l'Etat soucieux de sortir de la dépendance des hydrocarbures avec ses tarifs un jour roses et deux jours gris. Donc et à bien voir, la production nationale qui a réussi à atteindre un taux appréciable de couverture de nos besoins en un peu moins d'une décennie a beaucoup de mérite. Et si maintenant elle permet à des industriels algériens d'envisager l'exportation de leur surplus en si peu de temps, ce n'est plus seulement du mérite. C'est un record de développement. Cela ne veut pas dire que tout est parfait. Les exportations agricoles attendent toujours les coopératives à même de leur donner une nouvelle impulsion. Nos banques sont plutôt «casanières». Ouyahia a annoncé l'ouverture des premières agences de la BEA à l'étranger dans les prochaines semaines. Il y a le transport, la logistique, l'emballage et bien d'autres «réglages» encore à faire. Malgré tout, la tendance du «tout-import» est en train de s'inverser. Même jugées faibles avec 2 ou même 3 milliards de dollars, nos exportations ont le mérite d'exister et de progresser au rythme du développement industriel. On se rend compte que l'objectif du gouvernement était d'atteindre la culture de l'exportation. Qui désinhibe. Qui donne des «ailes». Et dire que nous focalisions sur «la charrue avant les boeufs». Mea culpa!

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