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2019, l'année des turbulences

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Un peu partout dans le monde, les feux d'artifice ont illuminé le ciel pour souhaiter la bienvenue à la nouvelle année 2019, malgré des signes inquiétants avec une montée rapide des populismes et des nationalismes exacerbés, des crises sociales et politiques en Europe, en Amérique latine et en Afrique et un sentiment de mal-être qu'aggravent la mondialisation et le dérèglement climatique face auxquels la communauté internationale semble se contenter de voeux pieux. Ainsi, dans le continent américain, la journée inaugurale de 2019 aura sans conteste concerné l'intronisation du nouveau président du Brésil, Jaïr Bolsonaro, chef de file de l'extrême droite et déjà surnommé le Trump de l'Amérique latine. Elu triomphalement par 55% des électeurs malgré ses discours racistes, xénophobes et misogynes, il n'avait pas tardé à promettre le transfert de l'ambassade du Brésil à Jérusalem, à l'instar de Donald Trump. Nostalgique assumé de la dictature qui a marqué le pays entre 1964 et 1985, Bolsonaro va gouverner avec une pléthore de militaires et un ministre de l'Economie ultralibéral. La mobilisation décrétée par la gauche, qui n'entend pas s'avouer vaincue, augure de mois, voire quelques années, difficiles mais l'homme constitue, d'ores et déjà, la figure de proue des pouvoirs radicaux qui vont s'installer en 2019, si l'on considère que des élections doivent se dérouler en Argentine et d'autres pays d'Amérique latine, d'Asie et même d'Afrique.
L'autre question qui hante les esprits, notamment dans les pays occidentaux, a trait à la menace terroriste, sachant que les années précédentes ont été ponctuées par de sanglants attentats en France, en Allemagne, en Belgique ou encore en Espagne. Daesh a beau être déclaré vaincu, ses capacités de nuisance n'en sont pas pour autant annihilées et les experts s'accordent à dire que sa mue en une organisation moins visible et davantage axée sur les attaques kamikazes promet une année 2019 aussi dangereuse. Le péril, bien sûr, ne concerne pas que l'Europe ou le Moyen-Orient. Au Maghreb, et plus particulièrement dans les pays frontaliers de la Libye où l'organisation terroriste maintient une présence inquiétante, le niveau d'alerte reste élevé, et à cela s'ajoute le fait que les autres groupes extrémistes qui sévissent un peu partout dans la région sahélienne tentent de transcender les frontières pour exporter leurs multiples trafics d'armes, de drogue et de migrants. Autant dire que 2019 sera à l'image de 2018, pour ce qui est des mesures de sécurité que les pays de la rive nord, comme ceux de la rive sud, doivent maintenir renforcées afin de parer à la menace toujours pendante.

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