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Les Syriens retournent dans leur pays

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Fin de l'errance. On n'est jamais mieux que chez soi. Les Syriens qui, fuyant le terrorisme, s'étaient réfugiés dans plusieurs pays commencent à retourner chez eux. La Turquie, qui compte le plus de réfugiés syriens, a annoncé, samedi dernier, que près de 300 000 d'entre eux ont regagné leur pays en 2018. Le vice-ministre turc de l'Intérieur, Ismail Catakli, a déclaré que «ce nombre augmentera encore davantage dans la période à venir parallèlement au développement de la situation en Syrie». D'autres pays comme la Jordanie ont annoncé le même phénomène de retour dans leur pays des réfugiés syriens. D'ailleurs, la frontière entre ces deux pays a été rouverte en octobre dernier. Même constat au Liban où des centaines de retours chaque jour sont enregistrés depuis le dernier trimestre 2018. Ce mouvement se poursuivra jusqu'au retour du dernier Syrien réfugié à l'étranger. Les armes se taisent et le calme revient progressivement en Syrie qu'il faudra reconstruire tant les dégâts sont immenses. Signe de la victoire de la Syrie sur tous ses agresseurs, son retour au siège de la ligue arabe n'est plus qu'une question de jours. Autres signe venant cette fois du président américain, Donald Trump, qui, dans un tweet a déclaré: «Nous avons vaincu l'Etat islamique en Syrie: c'était ma seule raison d'y être pendant ma présidence.» Ce qui a justifié sa décision de retirer ses troupes de ce pays même si des observateurs voient d'autres raisons. Peu importe, ce n'est pas le sujet aujourd'hui. De son côté, le pape François a appelé, dans son message de Noël, la communauté internationale à aider les réfugiés syriens à retourner vivre dans leur pays maintenant que la paix est de retour. Cependant, si les Syriens victimes du chaos qui s'était abattu sur leur pays sont sur le chemin du retour maintenant que l'ordre se remet en place, d'autres quittent la Syrie. Ce sont tous ceux qui ont participé à ce chaos. Certains qu'ils n'ont plus leur place en Syrie. Ils fuient sachant qu'ils devront rendre des comptes pour le mal qu'ils ont causé. Mais pas seulement. Ils s'en vont reprendre du «service» ailleurs. Toujours sous les ordres de leurs commanditaires, ils rejoignent de nouvelles zones pour de nouvelles «missions». Vous l'avez deviné, il s'agit des terroristes. Comme ceux qui rôdent autour de nos frontières sud. En aucun cas, ils ne peuvent se prévaloir du statut de réfugiés comme veulent le faire croire certaines parties. On ne fuit pas la paix!

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