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Coup de théâtre dans la finance mondiale

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Anguille sous roche. Alors que son mandat devait s'achever en 2020, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a brutalement annoncé, lundi dernier, sa démission. Motif? Il a simplement indiqué qu'il allait rejoindre une «société» pour se consacrer aux «investissements dans les infrastructures dans les pays en développement».Vague explication. Reste que les enjeux liés à cette démission permettent de se faire une idée sur les véritables raisons. Yong Kim est un Américain d'origine sud-coréenne. Il a fait des études de médecine et d'anthropologie. Rien à voir avec la finance. Pourtant, c'est lui que choisit Barack Obama pour le désigner à la tête de la Banque mondiale en 2012. Il est élu la même année. Il est réélu pour un deuxième mandat en 2016 qui devait s'achever en 2020 et qu'il vient d'interrompre. Venons-en maintenant au rôle et aux missions de la Banque mondiale. C'est en réalité un groupe qui comprend cinq institutions financières dont la principale est la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement), mais aussi l'AMGI (l'Agence multilatérale de garantie des investissements). Son rôle est de prêter de l'argent aux pays en difficultés sous conditions «d'ajustement structurel». Ce qui nous rappelle, à nous Algériens, de biens tristes souvenirs qui ont eu lieu au début des années 1990. Si pour le FMI, l'autre institution financière mondiale, la désignation de son président est laissée à la discrétion des pays de l'Europe, celle de la Banque mondiale relève exclusivement des Etats-Unis. C'est une «loi» non écrite mais bien respectée. Quand bien même la finance internationale n'est jamais très loin. Voyons maintenant ce qu'entraîne la démission de Yong Kim. C'est l'actuel président américain, Donald Trump, qui prend de fait le contrôle de cette institution. C'est à lui que revient la désignation du prochain président de la Banque mondiale. Il pourra continuer à détricoter le travail de son prédécesseur Barack Obama. Au multilatéralisme du second, il pourra imposer son «America First». Ou si vous voulez son bilatéralisme. Les pays qui bénéficient de l'aide financière de la Banque mondiale se tiennent le ventre. Quant à Yong Kim, il est clair qu'il a reçu une offre hors normes pour laisser sa place. La Banque mondiale étant une arme dissuasive égale, sinon plus forte que la bombe atomique. Déjà, la seule annonce de la démission est déjà un «séisme»!

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