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Un racisme ordinaire

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La cabale lancée sur les réseaux sociaux autour de l'élection de Khadidja Benhamou comme Miss Algérie 2019 a mis en exergue ce que l'on sait depuis bien longtemps. Le racisme existe bel et bien dans notre pays et il revêt des relents aussi nauséabonds que ceux d'autres contrées, même si on se complaît à le dénoncer avec une certaine hypocrisie, lorsqu'il manifeste sa hideuse présence sous d'autres cieux que les nôtres. Passons sur les méandres de ce genre d' «élections» qui heurtent d'autres «valeurs» sociétales dans une Algérie qui n'en finit pas de vivre sa «régression féconde». Après tout, n'y vont que les jeunes filles qui en ont une certaine envie et une ambition certaine, auquel cas on serait tenté de dire «bien fait pour elles». Mais là où le bât blesse, c'est lorsque la vindicte populaire s'en donne à coeur joie, au seul motif que l'élue n'est en rien représentative du canon habituel qui régirait la beauté algérienne, si tant est qu'elle existe, hors des fantasmes néocoloniaux de chaque individu et de chaque région. Il faut dire que la société algérienne, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, n'a strictement rien inventé. Mue par un mécanisme de défense primaire, propre -si j'ose dire- à toutes les sociétés tribales, et selon lequel il faut veiller, coûte que coûte, à la préservation de la matrice reproductrice, chaque région procède, au gré de son atavisme, à l'interdiction formelle du mélange des genres. Il en est qui vont beaucoup plus loin que d'autres, mais dans l'ensemble, force est de reconnaître que la levée de boucliers contre Khadidja Benhamou n'est ni un hasard ni un malencontreux dérapage, mais qu'elle illustre, bien au contraire, les fameuses «contradictions de masse et contradictions de classe» dont parlait, en son temps, Kaïd Ahmed. Cette réaction, au sens propre comme au figuré, obéit, bien sûr, à des réflexes assumés, sinon revendiqués, qui résultent de cette ambivalence régionale, selon laquelle chacun doit savoir rester chez soi et ne pas chercher à tenter la bonne soupe dans de jeunes marmites. On aurait aimé que face à ces chantres d'un racisme profondément ancré dans les gènes, il y ait la saine réponse de ceux qui croient à l'identité profondément africaine de notre pays, à son appartenance à une civilisation qui a su toujours placer, au plus haut niveau, les valeurs humanistes et solidaires dans un monde où nous sommes, tôt ou tard, chacun en ce qui le concerne, en risque de connaître le racisme et la xénophobie des autres.

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