Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |L'Editorial |

Eddalia, Louh et les divorces

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Déroutant. La fiabilité des statistiques dans notre pays a souvent été évoquée. Aujourd'hui nous en avons une illustration concrète. Jeudi dernier, notre ministre de la Solidarité nationale, Ghania Eddalia, était à l'APN. Elle a répondu à une question orale d'un député sur «la recrudescence du phénomène du divorce dans la société algérienne». Dans son intervention, elle a affirmé que «le nombre des cas de divorce enregistrés a dépassé 65.000 en 2017». Plus précise, elle ajoute qu'elle donne ce chiffre «conformément aux statistiques du ministère de la Justice». Or le ministre de la Justice, Tayeb Louh, lui-même avait déclaré que «le nombre de divorces enregistré en 2017 s'est élevé à 68.284». Il répondait lui aussi à une question orale d'un parlementaire. Ce n'était pas comme Eddalia à l'APN, mais au Conseil de la nation le 4 janvier 2018. Se peut-il que les mêmes statistiques du ministère de la Justice puissent donner des chiffres aussi différents à deux ministres de la République, tous deux issus du même parti politique, le FLN? La différence de plus de 8000 divorces sur la même année est tout de même conséquente. Deux hypothèses s'offrent à l'opinion. Soit les services des statistiques du département de Louh ont rectifié entre-temps leurs chiffres après avoir constaté une erreur. Soit Eddalia a voulu sciemment minimiser le nombre des divorces marqués par une «recrudescence» comme mentionné dans la question du député. Dans les deux cas, la fiabilité de nos statistiques est mise à mal. D'ailleurs, cette hausse est confirmée par Tayeb Louh. Dans sa même intervention devant les sénateurs en janvier 2018, il a précisé que «la moyenne annuelle des divorces entre 2012 et 2017 s'est établie à 60.602 cas». Pour s'envoler en 2017 à 68.284 divorces. Comment expliquer cette soudaine augmentation? Pour pouvoir y répondre encore faut-il s'assurer si ces chiffres reflètent la réalité ou non. Le doute est inévitable quand deux ministres vous livrent chacun une version différente d'un même phénomène social. Un phénomène qui ne doit en aucun cas être pris à la légère. Car et si on le compare au nombre de mariages contractés, en 2017, qui est de 349.544 (statistiques incontestables tirées de l'état civil), nous obtenons un pourcentage de près de 20% de ces mariages qui sont défaits. Et pas de solutions viables en vue. Par contre, notre «divorce» avec la rigueur et le souci de la précision peut se corriger!

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha