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Guitouni et le GPL à la pompe

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«Vitesse limitée.» Mustapha Guitouni, notre ministre de l'énergie, doit être fatigué de répéter chaque fois la même chose. En visite à Bouira, il a encore une fois rappelé le double intérêt qu'il y a à généraliser l'utilisation du GPL. Economique et environnemental. «Il faut que les gens roulent au GPL, et nous devons généraliser les centres de conversion à travers le pays» a-t-il déclaré, dimanche dernier à partir de Bouira où il était en visite. Le même discours qu'il a tenu à partir de Mostaganem en octobre 2017 et à Mascara le 31 décembre de la même année. A l'époque, il avait même donné 15 jours aux responsables de Naftal pour «élaborer un plan national précis pour l'extension du parc automobile utilisant le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et pouvoir équiper 500 000 véhicules à l'horizon 2021». Aujourd'hui où en est-on? «Actuellement il y a 400 000 véhicules convertis en GPL» nous apprend de Bouira notre ministre. Au 31 décembre 2017, le parc national automobile comptait 6 162 542 véhicules selon les statistiques de l'ONS (Office national des statistiques). On sera loin du compte même avec 900 000 véhicules équipés en 2021. Surtout que le parc national augmentera lui aussi d'ici-là. «Nous avons un retard énorme que nous devons rattraper», reconnaît Guitouni lui-même. Oui, mais alors comment le rattraper? Il faut agir sur plusieurs registres. Le premier est de multiplier les stations-service qui assurent la vente du GPL. En 2017, seuls 639 stations-service sur les 2 277 que comptait le pays servaient du GPL. Ceci pour la disponibilité du GPL (sirghaz). La conversion des véhicules est un autre problème. Naftal qui disposait en 2016 de 37 centres de conversion en avait six de plus au premier trimestre 2017. La création de centres privés bute sur la formation. Du coup, les délais des rendez-vous ainsi que le prix de l'équipement sont autant de «ralentisseurs». A cela s'ajoutent les réticences des automobilistes (volume du coffre et autres préjugés). Un «verrou» qui relève de la communication. Au vu de toutes ces données «le retard est énorme» en effet. Pourtant, le prix du GPL à 9 DA est plus qu'attractif comparé aux prix des autres carburants. Pourtant, aussi, l'utilisation du GPL permettra de réduire nos importations de carburants. Pourtant, encore, le GPL ne pollue pas. Il faudra donc secouer plus fort le «cocotier»!

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