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La France en question

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C'est dans une lettre de cinq pages, que le président français Emmanuel Macron a exposé les enjeux du grand débat national, ouvert mardi dernier, dans un climat de perplexité et de prudence, tant les quatre grandes thématiques (l'impôt et la dépense publique, l'organisation de l'Etat, la transition écologique, la démocratie et la laïcité) paraissent un peu loin des revendications des Gilets jaunes. Pour autant, le chef de l'Etat n'a pas verrouillé la porte car il souhaite, dit-il, «au-delà de ces sujets, évoquer n'importe quel sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre existence au quotidien». Convaincu qu'il est temps de «redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté», il pose plusieurs questions d'importance: «Transformer le Sénat? L'Assemblée nationale? Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus? Mettre sur la table le sujet du référendum d'initiative populaire? Associer davantage, et directement, des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique? Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative?». En adressant sa lettre par la poste à tous les Français, et en ligne sur Internet, Emmanuel Macron tente, bien sûr, de désamorcer la crise profonde des Gilets jaunes, mais en même temps, il cherche à disqualifier les extrêmes, à gauche comme à droite. Sauf que 47% des Français ont souhaité adhérer à la consultation contre 52% qui ne veulent pas y participer. Fait surprenant, 51% des Gilets jaunes sont
partants, pour débattre des attentes et des exigences, même s'ils ont des doutes sur les réponses qui seront apportées. Et là, ce sont 54% des Français qui attendent du débat qu'il débouche sur des «propositions concrètes». Si la lettre écarte toute remise en cause des mesures déjà engagées, comme la suppression de l'ISF -une des revendications fortes des Gilets jaunes -, les dispositions introduites dans la loi Travail ou la non-indexation des retraites sur l'inflation, il n'en fait ni «un tabou ni un totem». Pour Macron, il s'agit surtout d'encourager le «sens de l'effort» dont il a dit que les Français «sont démunis» et que les pauvres doivent être «responsabilisés». Il a, de plus, promis la grande réforme des retraites même s'il sent bien qu'elle est la mère de tous les dangers. Evacué donc ce dossier explosif, mais pour les mois qui viennent seulement, avec le rendez-vous des européennes. Les sondages donnent le Rassemblement national de Marine Le Pen largement devant, avec ou sans débat! Opportunément, le président Macron a anticipé le risque en posant le jalon d'une question sur l'immigration et «les défaillances du système d'intégration». Cela suffira-t-il? Réponse dans trois mois, à peine.

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