Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |L'Editorial |

Bouteflika et la surprise du vendredi

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Une première. Convoquer le corps électoral un vendredi, il faut avouer que personne ne s'y attendait. Cela ne s'était jamais fait auparavant. Cependant, il faut y voir au moins deux choses. D'abord que les charges d'un président de la République sont lourdes. Elles ne bénéficient pas de la réglementation du travail. Les jours fériés sont au bénéfice de la population active. Un chef de l'Etat est en fonction non-stop. Le jour, la nuit. Hiver comme été. Ensuite, cela traduit le respect scrupuleux de la Constitution et des lois de la République. Ayant prêté serment le 28 avril 2014 qui marque la date du début de son mandat, et conformément à l'article 135 de la loi électorale qui stipule que «les élections présidentielles ont lieu dans les trente (30) jours qui précédent l'expiration du mandat du président de la République», la date du 18 avril prochain qu'il a fixée pour le prochain scrutin est tout à fait conforme. Ce qui permet de continuer dans cette même conformité pour la convocation du corps électoral qui, selon l'article 136, doit avoir lieu «quatre vingt dix (90) jours avant la date du scrutin». Ce qui nous ramène au 18 janvier 2019, c'est-à-dire, hier, vendredi. Une rigueur sans concession dans l'application des lois de la République. A ce double message contenu dans le décret présidentiel signé hier, s'ajoute une garantie supplémentaire accordée aux candidats. Il s'agit de «la révision exceptionnelle des listes électorales». Chacun sait qu'habituellement, les révisions des listes électorales ont lieu chaque année au dernier trimestre. La dernière révision de ces listes a eu lieu du 1er au 31 octobre 2018. Cependant, la loi électorale offre une possibilité supplémentaire de «rafraîchir» les listes et qui est laissée à l'appréciation du président de la République. Elle figure dans le deuxième alinéa de l'article 14 de la loi électorale. Le président Bouteflika a choisi d'user de cette disposition pour donner une autre occasion de réactualiser les listes électorales. Car toute révision de listes électorales permet de «faire une réclamation justifiée pour la radiation d'une personne indûment inscrite ou l'inscription d'une personne omise» (article 19 de la loi électorale). Un moyen supplémentaire de contrôle au profit de tous les candidats. Ceci dit, avec cette convocation du corps électoral, la scène politique se voit débarrassée de deux sujets, au moins, comme «le report» ou la «prolongation». Place aux programmes!

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha