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Beyrouth et la peau de chagrin

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Il n'a pas pu se tenir en 2015 pour cause de nombreuses divergences entre les différents pays membres de la Ligue arabe qui a choisi, alors, de le reporter en 2017. Le 14ème Sommet pour le développement économique et social s'ouvre finalement, aujourd'hui, à Beyrouth, en présence de trois chefs d'Etat dont ceux du Liban et du Qatar. Les principaux dirigeants du Monde arabe ont, ainsi, choisi de rester chez eux, surtout que la présence éventuelle du président syrien Bachar al Assad, avait suscité la polémique, Doha exprimant haut et fort son hostilité radicale à sa présence. Même les réunions préparatoires de jeudi dernier, au niveau ministériel, se sont déroulées dans un «climat maussade» tant l'ambiance était électrique et les suspicions contraignantes. Fin décembre, le palais de Carthage qui reçoit, en mars prochain, le sommet annuel de la Ligue arabe avait dû précipitamment démentir une information sur une supposée invitation du chef de l'Etat tunisien à l'adresse de son homologue syrien. Il ne fallait surtout pas irriter le Qatar et la chose a paru d'autant plus surprenante qu'entre-temps, les Emirats arabes unis avaient rouvert, dans une liesse inattendue, leur ambassade à Damas, devançant, qui plus est, d'autres Etats comme Bahreïn. Béji Caïd Essebsi avait eu l'opportunité d'en débattre avec son homologue libanais, Michel Aoun, au sommet de la Francophonie, en octobre, à Erevan (Arménie), mais que peuvent les deux hommes face au diktat des poids lourds qui gèrent, comme bon leur semble, les affaires de l'organisation panarabe dont la division n'aura jamais été aussi cruelle. Bachar al Assad ne sera donc pas à Beyrouth, mais on suppose que cela ne va pas l'empêcher de dormir du sommeil du juste, d'autant que le niveau de représentation des 21 pays membres de la Ligue arabe, à ce sommet économique et social, reflètera à merveille, et c'est juste une expression, l'état affligeant dans lequel elle se trouve. Diverses raisons ont, bien sûr, été avancées pour justifier cette fin de non-recevoir, parmi lesquelles les questions de sécurité. Il est vrai que le Liban demeure, sans cesse, en butte à des opérations de l'Etat hébreu, visibles et invisibles. En outre, la situation est compliquée du fait de la difficulté à constituer un gouvernement, encore conduit par Saad Hariri, plus de huit mois après les législatives. Les efforts pour amadouer les Libyens qui boycottent le sommet parce que le mouvement Amal a brûlé leur drapeau à Saïda, au Sud-Liban, sont restés vains, mais gageons que le thème de «la prospérité, facteur de paix» du sommet de Beyrouth servira de phare à celui de Tunis qui aura fort à faire pour redorer les blasons.

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