Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |L'Editorial |

Le triste sort du peuple libyen

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Promu en décembre 2015 président du Conseil présidentiel et chef du gouvernement d'Union nationale libyen mis en place par la médiation onusienne à Skhirat, au cours d'une réunion des représentants de partis, de tribus et de la société civile, violemment contestés au demeurant par le Parlement de Tobrouk et les autorités de l'Est, soutenues par l'Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar, Fayez al Serraj est censé mener à bien la réconciliation entre toutes les parties au conflit et, par-là même, unifier les institutions. Plus de deux ans après, on en est encore à de lourdes incertitudes sur l'issue, malgré deux tentatives qui s'apparentent davantage à des pressions qu'à des médiations sans arrière-pensées, l'une française et l'autre italienne. Le processus politique demeure ainsi embourbé, malgré les efforts de l'envoyé spécial de l'ONU, Ghassan Salamé, qui a pourtant bénéficié de la sollicitude et de l'appui désintéressé du groupe des pays voisins de la Libye, qui n'ont d'autre motivation que celle de rétablir la stabilité, la sécurité et l'intégrité du pays frère.
Un pays toujours en proie à des attaques terroristes auxquelles se greffent, presque continuellement, des affrontements entre les milices qui imposent leur loi d'airain dans la capitale et ses environs. Sans doute, Fayez al Serraj est-il, quelque part, l'otage involontaire de ces milices dites de Misrata, mais dont plusieurs ont de nombreuses cordes à leur arc, régentant comme bon leur semble l'aéroport de Mitiga, la prison de Tripoli ainsi que les multiples trafics à partir desquels elles ont bâti leur pouvoir. Conformément à l'agenda soumis en décembre 2017 et réitéré voici un mois au Conseil de sécurité de l'ONU, Ghassan Salamé a fixé des échéances et travaille résolument à une convocation des élections, au plus tard à la fin du printemps en cours. Mais la détérioration de la situation en Tripolitaine, conjuguée aux réticences immuables des autorités de l'Est dont Haftar est le bouclier intransigeant, rendent ces objectifs quasi incertains, surtout que le Conseil présidentiel lui-même vient de subir une décharge brutale avec les critiques de trois vice-Premiers ministres, Ahmed Mittig, Fathi Al-Mijibri, et Abdelsalam Kajman, qui s'indignent d'un exercice solitaire du pouvoir de Fayez al-Serraj, auquel ils reprochent, en outre, une attention très suspecte envers ses propres intérêts. L'ancien homme d'affaires libyen est ainsi désigné à la vindicte pour des motifs circonstanciés puisqu'il s'agit d'une querelle autour du budget de l'Etat et de sa répartition, une tâche pour laquelle Haftar avait déjà fait mine, voici un an, de s'emparer de tous les terminaux pétroliers. On voit mal, dans ces conditions, comment le peuple libyen pourrait parvenir à transcender la crise et plébisciter les dirigeants capables de métamorphoser son destin. Pourtant, il n'y a pas d'autre issue...

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha