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"L'étoffe" du candidat Ghediri

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Contenu. Après avoir vu et écouté l'interview accordée à Radio M, samedi dernier, par le général-major à la retraite Ali Ghediri, candidat à la candidature à l'élection présidentielle du 18 avril prochain, on en sort sidéré. Sidéré par ses réponses vides de sens. Quelques extraits pour comprendre. A la question du journaliste «que pensez-vous de la situation économique de l'Algérie et quel est votre programme dans ce volet?». Réponse: «Le problème du pays n'est pas économique, mais politique.» Fin de la réponse. «Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de votre programme politique?». Réponse: «Ce n'est pas le moment. Vous le saurez une fois que je serais élu.» «Que pensez-vous des subventions?». «Le moment venu je dirais les points où je ne suis pas d'accord.» La suite est à l'identique. Le vide absolu. Les candidats comme Belaïd ou Makri n'ont rien à craindre d'un tel concurrent. Comparés à lui, ce sont des «turbo» face à une petite cylindrée. Dès lors on se demande ce qui a bien pu pousser cet ancien général à briguer la magistrature suprême? Croit-il lui-même qu'il a vraiment les capacités pour diriger le pays et en convaincre les électeurs? Ses soutiens ou ses réseaux, s'ils existent, pensent-ils comme lui? Sans vouloir lui jeter la pierre et avec une petite expérience d'observateur des scènes politiques tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, le cas Ghediri est inclassable. Les deux journalistes qui l'ont interviewé étaient eux-mêmes gênés et mal à l'aise devant la «profondeur» des réponses de leur invité. D'ailleurs lui aussi était très mal à l'aise. Tantôt il croisait les bras, tantôt il faisait semblant de prendre des notes pour se donner une contenance. On peut mettre cela sur le compte du trac puisqu'il avait, tout au long de l'entretien, les lèvres sèches. Oui, mais alors comment fera-t-il lorsqu'il devra s'adresser au peuple algérien dans l'éventualité de sa candidature validée? Sait-il que l'art oratoire est déterminant dans la fonction à laquelle il postule? Ceci dit, le site français «Mondafrique» a accusé Ali Ghediri d'avoir participé à une «réunion secrète à Paris avec les services de renseignements américains». Dans sa réponse au site, Ghediri précise: «Je me réserve le droit de vous ester en justice pour calomnie.» C'était en juin 2018. Sauf erreur, la justice attend toujours. Sans action et sans verbe, Ghediri est un candidat hors normes!

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