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Le processus d'Alger a changé le Mali

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Accueilli avec un certain scepticisme, sinon des critiques plus ou moins voilées, l'accord d'Alger entre les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawed et le gouvernement malien a bel et bien produit des effets bénéfiques pour le pays en proie à une insécurité dangereuse au point de compromettre sa stabilité et son intégrité. A la faveur du 32ème Sommet de l'Union africaine qui s'est déroulé à Addis-Abéba, ces deux jours derniers, un rapport a été présenté aux chefs d'Etat et de gouvernement, qui souligne les «progrès» tangibles enregistrés grâce à cet accord depuis sa mise en oeuvre en 2015. Consacré à l'état de la paix et de la sécurité en Afrique pour lequel le secrétaire général de l' ONU a exprimé ses louanges et ses espoirs, constatant une avancée considérable sur la base d'une stratégie axée d'abord et surtout sur la promotion permanente du dialogue politique inclusif pour résoudre les conflits, ledit rapport relève de prime abord que «la situation politique au Mali continue à être dominée par la mise en oeuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d'Alger». Ce constat résulte de l'examen de la situation actuelle par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA qui relève, entre autres aspects positifs, «l'approbation, le 22 novembre 2018, par l'Assemblée nationale malienne, du projet de loi qui proroge de six mois le mandat des parlementaires et qui ouvre la voie à l'adoption de réformes institutionnelles et constitutionnelles préconisées par l'Accord, notamment la poursuite du processus électoral». C'est ainsi que les auteurs rapportent que des élections présidentielles «se sont respectivement tenues le 29 juillet et le 12 août et que le Président sortant a été réélu par 67% des votants», non sans souligner l'existence «d'importants défis (qui) restent à relever dans cet important processus, dont la mise en oeuvre de la nouvelle architecture institutionnelle et constitutionnelle du pays qui a été retardée, notamment par le report de la révision constitutionnelle, l'intensification des attaques terroristes et des assassinats et les violences intercommunautaires». Au-delà de la satisfaction exprimée par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, restent les problèmes réels et contraignants de la persistance des groupes terroristes qui imposent une insécurité dans certaines régions du Mali et minent les efforts visant à instaurer une paix durable. Le parachèvement de l'Accord lui-même exige que soient conduites à terme les dispositions inscrites dans le processus d'Alger et notamment celles relatives au renforcement des autorités régionales seules à même de combattre efficacement les affrontements intercommunautaires observés ces derniers mois et de contribuer à l'éradication des nombreux trafics dont se nourrit le terrorisme.

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