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Brexit or not Brexit

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Brexit or not brexit, that's the question! A moins de 45 jours de la date butoir du 29 mars concernant le retrait effectif du Royaume- Uni hors de l'Union européenne, le Brexit se perd dans le brouillard londonien. Le flou est là, et bien là. Il persiste de sorte que tous les esprits sont obsédés par la hantise d'un choc contre le mur bruxellois. «Achtung» à une sortie sans accord, ne cesse, en effet, d'avertir Bruxelles. Avertir? Non, plutôt menacer, même si les Britanniques, ou du moins une bonne partie d'entre eux, n'en ont cure, si l'on en juge par le nombre des députés qui s'opposent à Theresa May dont les efforts pour arracher un accord qui satisfasse tout le monde et son père sont toujours vains.
Confrontée à une fronde qui a presque causé sa perte, en décembre dernier, lorsqu'un vote de défiance a failli balayer son cabinet, la cheffe du gouvernement a repris son bâton de pèlerin, quasi désespéré, auprès de la commission européenne, pour tenter de renégocier l'accord laborieusement conclu, mais pourtant rejeté, dans le fond et dans la forme, par une majorité au Parlement de Sa très gracieuse Majesté. Une démarche aussitôt déclarée nulle et non avenue par les 2 M, Merkel et Macron, qui tonnent pour dire que «c'est à prendre ou à laisser» et qu'il ne peut y avoir d'autre passe d'armes susceptible de sauver la face de la Première ministre britannique. Une situation ubuesque, s'il en est, mais dont la dimension pathétique prend d'autant plus l'allure d'un drame que la Dame de fer, en référence à son modèle en politique - une certaine Margaret Thatcher -, risque fort de se retrouver complètement seule, pour pleurer au bord de la Tamise. Mais quel diable a-t-il poussé les Britanniques pour faire un choix aussi mal empesé? On leur avait servi un plateau de promesses toutes aussi farfelues les unes que les autres, leur faisant croire à une cure de jouvence dans leur verte prairie, enfin affranchie du joug de Bruxelles ou des technocrates régentent, à leur guise, le destin des peuples membres, taillables et corvéables à merci. Mais voilà que la réalité leur montre qu'il leur en coûtera davantage de sortir que de rester! Un comble. Et un cas de conscience, de mauvaise conscience surtout, que n'eût pas supporté Shakespeare lui-même!
Pauvre Theresa May qui ne trouve, en ces temps incertains où le désespoir souffle aussi fort que le vent dans les allées de Buckingham Palace, que le sourire, faussement réconfortant, d'un Donald Trump, ravi par les mésaventures de son traditionnel allié, au point de l'encourager à claquer la porte européenne hardiment. Car pour son administration, ce serait tout bénef et, de surcroît, un joli coup de canif à la face de ses «amis» allemand et français auxquels il réserve, sans crier gare, un chien de sa chienne.

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