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L'opposition en mal de leadership

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L'aveu. L'initiative de Abdallah Djaballah, leader du parti El Adala de réunir, aujourd'hui, des partis de l'opposition et des personnalités sans formations politiques, en vue de désigner un candidat unique à la présidentielle, a toutes les chances de se terminer en queue de poisson. En plus de ceux qui ont décliné l'invitation (RCD, FFS, PT), il y a deux leaders, Abderrezak Makri du MSP et Ali Benflis du parti Talaie El Hourriet, dont il est difficile de croire qu'ils pourraient «déléguer» un autre candidat qu'eux-mêmes. Quant aux restants comme Tahar Benbaïbeche, Mohamed Rahabi, Ahmed Benbitour ou Abdelkader Bengrina pour ne citer que ceux-là, leur poids électoral est quasiment nul. Ils seront là, tout au plus, comme spectateurs de la lutte du leadership qui ne manquera pas d'opposer Makri à Benflis. Mais des spectateurs qui attendent des dividendes de leur participation. Au moins une reconnaissance existentielle. Qui de Makri ou de Benflis qui se désistera au profit de l'autre? Voire même Djaballah qui a été candidat à la présidentielle à deux reprises (1999 et 2004) autant que Benflis (2004 et 2014) alors que Makri qui n'est à la tête du MSP que depuis 2013 n'a jamais été candidat. Cependant, Djaballah pour revendiquer la troisième place qu'il a obtenue en 2004. En plus d'avoir à son actif la création de trois partis (Ennadha, El Islah et El Adala). Ce qui lui confère une nette avance sur les deux autres. Il n'est pas dit, cependant, que les négociations se dérouleront sur les CV. Makri pense que son parti est plus puissant que celui de Benflis ou celui de Djaballah. Pour sa part, Benflis pourra avancer son expérience dans la gestion des affaires de l'Etat acquise entre 2000 et 2003 au poste de chef du gouvernement. Une expérience que n'ont pas les deux autres qui n'ont occupé aucun poste dans le pouvoir exécutif du pays. Ce qui pourrait ressembler à une force par l'un, pourrait être considéré comme un handicap par l'autre. En tout état de cause, on voit mal comment, sur le plan programmatique, un consensus peut-être possible. Si tant est que ces formations ont un programme. Pour Makri et Djaballah, la partie est plus facile. Leur programme c'est l'Islam. Pourtant et s'ils ne sont pas dans le même parti, c'est que leur vision d'une seule et même religion diffère. Bref, cette réunion de l'opposition est, par elle-même, un aveu de faiblesse. Avec comme preuve la mutualisation!

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