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Les "chiyatine" et l'élection présidentielle

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Parasites. La nouvelle est tombée comme un couperet. Pour «son implication dans la validation frauduleuse de formulaires de candidature» le secrétaire général de l'APC de Haizer (W. de Bouira) a été démis, dimanche dernier, de ses fonctions par le wali. Il a été mis «en congé forcé pour l'écarter des (préparatifs) de la prochaine présidentielle et ce, jusqu'à la fin de l'enquête lancée à ce propos par les services concernés» a précisé le chargé de la communication de la wilaya de Bouira. L'affaire a éclaté, selon l'APS, «il y a une semaine lorsque le président de l'Organisation nationale pour la promotion du travail avait fait un post sur les réseaux sociaux dans lequel il affirmait avoir achevé les procédures légales'' pour la légalisation de 2000 formulaires en faveur du candidat Abdelaziz Bouteflika. Formulaires qui auraient été validés par le SG de l'APC sans la présence des intéressés». Suite à quoi «des centaines de citoyens de la commune de Haizer avaient observé un sit-in devant les sièges de la daïra et de l'APC pour dénoncer la légalisation frauduleuse de formulaires de candidature au profit du candidat Abdelaziz Bouteflika par le secrétaire général de l'APC», a précisé l'agence de presse. Cette affaire liée à la fraude électorale n'est pas la première. Le président de l'APC de khenchela avait, quelques jours auparavant, subi la même sanction. Il aurait, lui, refusé de valider les formulaires d'un candidat. Ces deux sanctions ont été prises par mesure conservatoire en attendant l'issue des enquêtes qui sont en cours. Elles (les sanctions) s'inscrivent en droite ligne des instructions du ministre de l'Intérieur à toutes les autorités locales qui doivent veiller pour que l'opération électorale se déroule dans «la transparence et le respect rigoureux de la loi». Il est clair que la réaction du gouvernement, dans ces deux affaires, prouve incontestablement qu'aucun «dérapage» de l'administration ne sera toléré. Et ce quel que soit le candidat qu'elle voudrait avantager. D'autre part, ces deux sanctions illustrent, on ne peut mieux, de la volonté de l'Etat de lutter contre toutes les formes de la fraude. A cette volonté de l'Etat devrait s'ajouter, l'engagement honnête de tous. Partis politiques et candidats. Le temps des «chiyatine» est révolu. Surtout quand on sait qu'ils causent des torts même à celui qu'ils croient servir. Inconsciemment? Pas pour les «infiltrés»!

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