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C'est la fin de la 1ère République

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Inédit! Coup sur coup, le président de la République, a annoncé l'annulation de l'élection présidentielle prévue le 18 avril prochain, un changement «important» du gouvernement, la mise en place d'une «conférence nationale inclusive et indépendante» qui aura un mandat qui s'achèvera à la «fin de l'année 2019» et à laquelle participera, très largement, la société civile et les différents courants politiques. Cette conférence nationale aura un droit de regard sur la composition du nouveau gouvernement. Elle élaborera et adoptera «tous types de réformes devant constituer le socle du nouveau système». Elle aura en charge d'élaborer une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum. C'est la conférence nationale qui «fixera souverainement la date de la (prochaine, Ndlr) élection présidentielle» à laquelle le président ne sera pas candidat. Celle-ci sera organisée par une commission indépendante, souvent revendiquée, et dont la création s'inspirera de ce qui se fait de mieux au niveau international. C'est un chamboulement inédit du fonctionnement des institutions que vient de décider le Président. A tel point que la Constitution actuelle se trouve abrogée de fait vu qu'elle ne prévoit ni annulation ni report de l'élection présidentielle. C'est pourquoi, le Président s'engage «à veiller à ce que toutes les Institutions constitutionnelles de la République poursuivent scrupuleusement l'accomplissement de leurs missions respectives et exercent leurs pouvoirs respectifs». Le souci du Président est d'encadrer la transition devant mener à une «nouvelle République et un nouveau système (qui) seront entre les mains des nouvelles générations d'Algériennes et d'Algériens et qui en seront, tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l'Algérie de demain». Cette décision inédite de chambouler le calendrier institutionnel, est, pour lui «la voie du salut que je vous invite à emprunter ensemble pour prémunir l'Algérie contre des épreuves, des déchirements et des déperditions d'énergies». Personne ne pouvait s'attendre à une telle sortie de crise, vu qu'elle n'est inscrite nulle part dans les textes de la République. Le Président a pris sur lui de donner au peuple un délai d'une année pour se doter de nouveaux moyens pour vivre dans une Algérie moins «étouffante», sans injustice ni corruption. La 2ème République est en marche!

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