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La fin d'une époque

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Face à une pléthore de propositions de sortie de crise, l'armée a tranché. Ce sera donc l'article 102 qui sortira le pays de son impasse institutionnelle. L'institution militaire a fait le choix d'un retour immédiat à la légalité institutionnelle. Cette solution n'agrée peut-être pas tout le monde, mais a le grand mérite de remettre le parapluie de la Constitution sur les institutions de la République. Elle a surtout l'avantage d'éviter une aventure politique pour la société. Cette issue permet de mettre un terme à tous les «phantasmes» de politiciens en mal d'auditoire. Il ressort à la lecture de certaines feuilles de route, que tous les indicateurs montrent que cela pourrait durer. Combien de temps? Le temps qu'intervienne la solution pour retrouver une vie normale dans le pays. Parmi les solutions mises sur la table après celles du président de la République, il y a celle des partis de l'opposition. Toutes font état d'une période de transition. De 6 mois pour les uns, plus pour d'autres. C'est-à-dire qu'il faudra prier six à 10 fois plus pour qu'il n'arrive rien de grave durant les jours de mobilisation des foules. Mais enfin, dans toutes les transitions proposées il est question de préparer des réformes profondes, voire même une nouvelle Constitution avant d'aller vers l'élection présidentielle. Au-delà des mécanismes inexistants pour identifier les personnalités devant siéger dans les différentes instances propres à cette transition, que ce soit à la tête de l'Etat ou dans les structures d'élaboration des réformes et textes qui ouvriront la voie à la nouvelle République ou encore à celle de l'organisation «indépendante» des élections, on oublie l'essentiel. On oublie qu'au bout du bout, toute cette transition devra déboucher sur une élection à la tête de l'Etat. Une élection avec, nécessairement, des candidats. Et que chaque candidat se présentera avec son programme. Et que celui qui sera élu, le sera sur la base de son programme. Ce qui conférera à son programme la légitimité populaire une fois élu. Il suffira que son programme soit différent de tout ce qui a été élaboré et adopté au cours de la transition pour que tout ce qui aura été préparé par les instances de cette même transition soit jeté aux orties. C'est-à-dire inutile. La légitimité reviendra au programme du candidat élu par le peuple. Ignorer cette évidence, c'est entraîner la Nation toute entière vers de graves risques!

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