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La mobilisation ne faiblit pas

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Détermination, hier et pour le 6ème vendredi consécutif, les manifestations populaires à travers le pays n'avaient rien perdu de leur ampleur. Avec toujours leur caractère pacifique. En maintenant ainsi la pression sur le changement du système, un premier acquis mérite d'être relevé. La télévision publique a renoué avec le devoir d'informer. Dès son installation, le nouveau DG, Lotfi Chériet, connu pour sa compétence et son professionnalisme, a pris la décision inédite de faire couvrir les manifestations en direct par toutes les chaînes publiques et sur l'ensemble du territoire national. Ceci dit et si, hier, les manifestants ont été toujours aussi nombreux, les slogans dominants ont été, eux aussi, maintenus. Il s'agit de l'attachement du peuple avec son armée et le changement du système. Et c'est justement l'armée par la voix de son chef, le général de corps d'armée, Gaïd Salah, qui a préconisé comme solution de sortie de crise l'application de l'article 102 de la Constitution. Lequel article comprend trois cas de figure. D'abord «l'état d'empêchement (du président de la République, Ndlr) pour cause de maladie grave et durable». Ce premier cas de figure appelle des remarques. C'est le seul des trois pour lequel la Constitution prévoit deux étapes. Deux périodes pour être plus précis. La première, disons «probatoire» de 45 jours. Ce n'est qu'au terme de cette première période qu'il est «procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit». Ce qui permet de passer à la seconde période qui est de 90 jours en termes de délai consenti au chef de l'Etat par intérim pour organiser une élection présidentielle. Arrêtons-nous un instant sur ce premier cas pour dire la difficulté de son application. Le mandat présidentiel actuel s'achève le 28 avril prochain soit exactement dans 30 jours. S'il fallait attendre le préalable de 45 jours comme prévu par l'article 102, pour la «déclaration de vacance», celle-ci n'aurait plus lieu d'être, puisqu'à cette date le président de la République ne sera plus, légalement, en fonction. Donc ce premier cas de figure est impraticable. Le second cas de figure est la démission du président de la République. Dans ce cas on entre directement dans le seul délai de 90 jours pour organiser une élection présidentielle. C'est la solution idoine pour rester dans «les clous» de la Constitution. Quant au 3ème cas, seul Dieu peut en décider car il a trait au décès. Une seule voie donc!

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