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Accélération de la sortie de crise

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Historique. Une page se ferme, une nouvelle s'ouvre. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a démissionné hier soir. Sa décision est intervenue peu après l'injonction ferme et déterminée de l'armée qui, par la voix du chef d'état-major, le général de corps d'armée Gaïd Salah, a exigé l'application «immédiate» des articles 7, 8 et 102 de la Constitution. Ce qui met fin à toutes sortes de manoeuvres de diverses parties tendant à exacerber la crise que vit notre pays depuis plus d'un mois. En effet et depuis le 22 février dernier où le peuple avait exprimé son refus d'un cinquième mandat les événements se sont succédé en changeant de nature. Au point où nous étions arrivés à un véritable affrontement entre les tenants de la légalité constitutionnelle et les partisans d'une solution politique excluant la Loi fondamentale. Avec, dans l'intervalle, une montée en cadence d'un surenchérissement si bien réglé qu'il ne peut être mis sur le compte du simple hasard. Le «dégagisme» qui a suivi l'exigence d'un changement du système, lui-même très souvent confondu à dessein avec les institutions de l'Etat, a abouti ces derniers jours à des actions déstabilisatrices du pays. Sinon comment interpréter l'entrée en jeu de télés de droits étrangers qui sèment la panique avec des mensonges criminels sur des mouvements de troupes militaires dans la capitale? Comment interpréter les propos du porte-parole d'un parti de l'Alliance présidentielle qui pousse la provocation jusqu'à affirmer que «le peuple finira par se mettre à genoux»? Comment interpréter ce faux communiqué attribué à la présidence de la République qui annonce le limogeage du chef de l'état-major de l'armée? Comment, enfin, interpréter ces démentis d'anciens responsables à la retraite qui «démentent» d'autres démentis? A cela s'ajoute le refus systématique de tout ce qui émane de l'Exécutif. Y compris la formation du nouveau gouvernement pourtant transitoire et uniquement pour expédier les affaires courantes. A vrai dire, des officines mettent les bouchées doubles au fur et à mesure qu'approche la fin du mandat présidentiel. Dans leur esprit, il faut bien mûrir le «fruit» pour, qu'à cette échéance, il tombe de lui-même. Ce «fruit» c'est l'ordre constitutionnel et les institutions de la République. Maintenant, la balle est dans le camp du peuple algérien. Par les urnes, il choisira son futur président. Celui qui s'engagera à changer le système. !

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