Accueil |L'Editorial |

La transition constitutionnelle engagée

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Ligne droite. Jusque-là, la légalité constitutionnelle a prévalu. Les deux chambres du Parlement, réunies hier, ont pris acte de la vacance du poste du président de la République. De ce fait et toujours en conformité avec l'article 102 de la Constitution, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, assume les charges de chef de l'Etat pour 90 jours au cours desquels sera organisée la prochaine élection présidentielle. Toutes les autres solutions avancées ici et là pour une autre forme de transition n'auront donc pas été retenues. Il va sans dire que le respect de la Constitution reste la voie la plus sûre et la plus courte qui doit nous mener à l'essentiel, c'est-à-dire à l'élection du prochain président de la République. En effet, aucune des solutions «politiques» n'a bénéficié du consensus indispensable pour une transition apaisée. Au contraire, chacun y est allé avec sa ou ses personnalités préférées devant diriger la transition. Des médias se sont même transformés en instituts de sondage pour affirmer que leur «poulain» avait les faveurs de la majorité des «sondés». D'autres parties ont avancé une «direction collégiale». Sans faire l'unanimité. C'est le tiraillement, pour ne pas dire le déchirement. Face à cette multitude de propositions inconciliables, la Constitution reste incontestablement la seule et unique voie légale. Quelles sont les prochaines décisions de Bensalah? Il peut nommer de nouveaux membres de la haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) en remplacement de ceux qui ont été limogés par le président Bouteflika le 11 mars dernier. Comme il peut aller directement à la convocation du corps électoral après avoir fixé, évidemment, la date du scrutin. A noter qu'il n'est pas tenu par le délai de 90 jours qui sépare cette convocation du jour du scrutin. L'art. 136 de la loi électorale met ce délai «sous réserve» de l'art.102 de la Constitution. L'étape des dossiers pourrait, quant à elle, ne concerner que les nouveaux candidats. Ceux qui avaient déposé leur dossier pour l'élection du 18 avril (annulée) considèrent qu'ils n'ont pas à fournir un 2ème dossier. La loi ne dit rien à ce sujet. Objectivement, la validité de leur dossier court toujours. D'autre part il y a l'économie des formulaires de signatures. Quant au changement exigé par le peuple, seul le futur président de la République aura les prérogatives pour l'engager!

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha