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8ème vendredi, ce qui a changé

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Messages. Pour le 8ème vendredi consécutif, les Algériens sont sortis en masse dans la rue dans plusieurs villes du pays. Même si des casseurs ont fait leur apparition à la place Audin dans la capitale, les manifestations ont gardé, partout ailleurs, leur caractère pacifique. Le changement du système reste la principale revendication du peuple. Même si des pancartes et banderoles mentionnent ici et là des noms de personnalités appelées à partir, cela relève beaucoup plus de l'expression du changement souhaité que d'une «vengeance» ciblée. Il est évident, maintenant que la transition constitutionnelle est en cours, que les départs de Bensalah, de Bédoui ou de Belaïz sont acquis. C'est simplement une question de temps. Le temps d'élire le futur président de la République. C'est-à-dire au plus tard dans trois mois. Les intéressés le savent, le peuple aussi. Sauf que les manifestations du vendredi ne perdent rien de leur intérêt. Elles apportent leur précieux soutien à l'opération «mains propres» promise par le général de corps d'armée Gaïd Salah et qui consiste à «entamer des poursuites judiciaires contre tout la bande impliquée dans les affaires de détournement des fonds publics et d'abus de pouvoir pour s'enrichir illégalement». Quant au changement de système proprement dit, celui-ci ne peut légitimement avoir lieu que sous la direction d'un président de la République élu sur la base de son programme. Un programme qui devra comporter toutes les étapes nécessaires à ce changement que les Algériens veulent radical. Un programme qui, une fois adopté par la majorité des électeurs le 4 juillet prochain, pourra être appliqué dans toute sa profondeur. Ceci dit, il est à relever qu'au cours de ce 8ème vendredi, le peuple n'a pas contesté la mise en application de l'article 102. Aucune voix n'a été entendue contre la tenue de l'élection présidentielle le 4 juillet prochain. Ce qui traduit bien la volonté populaire de rester dans le cadre légal prévu par les textes de la République. Ce qui rejette, dans le même temps, toutes autres propositions, sortant de ce cadre. D'ailleurs le personnel politique était moins visible hier. Non pas seulement par son absence dans les marches, ce qui n'est pas nouveau, mais par le silence qu'il observe depuis quelques jours. On peut dire, sans se tromper, que ce 8ème vendredi a démontré que la transition en cours est adoptée par le peuple. Il prouve une nouvelle fois sa maturité politique!

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