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Bourrasque sur la scène politique

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Effets. Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a procédé, jeudi dernier, à des consultations. Il a reçu trois personnalités. L'ancien président de l'APN, Adelaziz Ziari, le célèbre avocat Miloud Brahimi et le leader du parti El Moustakbal, Abdelaziz Belaïd. On ne sait pas de quoi, précisément, ils ont parlé. On ne sait pas non plus si d'autres personnalités suivront. Mais vu l'état dans lequel se trouvent la plupart des structures qui forment la scène politique, l'Exécutif a du mal à trouver des interlocuteurs représentatifs. Plusieurs partis politiques sont en proie à des mouvements de contestation interne. Le premier d'entre eux, le FLN est à la dérive. Son dernier leader connu, Bouchareb, est doublé par son prédécesseur qui compte organiser un congrès extraordinaire. Au RND, la situation n'est guère mieux. Ouyahia tente d'endiguer le mouvement de fronde dirigé par ses plus proches collaborateurs. Amar Ghoul qui est à la tête du TAJ, fait l'autruche en espérant que la bourrasque passera sans l'emporter. Même «mauvais temps» au MPA où Benyounès a disparu des radars. Pour rester toujours dans les formations dites de «l'alliance», l'Ugta vit des moments sombres avec son SG, Sidi Saïd, qui résiste au «gouvernail», mais pour combien de temps. Le FCE est pris dans une tourmente qui voit la plupart de ses membres influents sous le coup de poursuites judiciaires tandis que son ex-président est en prison. Dans le camp adverse si ce n'est pas la bourrasque, les vents soufflent, cependant, bien forts. Au FFS les rivalités sont à «couteaux tirés» sans jeu de mots. Au MSP, son leader, Makri, préfère se taire en attendant une «météo» plus clémente. Ce qui, au passage, fait l'affaire de son prédécesseur, Soltani, qui multiplie ses interventions sur les plateaux télés. Il a le ton de l'homme libéré du carcan partisan. Au Parti des travailleurs, l'ambiance est aux «sorties» par à-coups. On apparaît entre deux «averses». Djaballah qui a survécu à plusieurs «débarquements» fait des apparitions éclair après sa marche ratée du vendredi. Globalement, la scène politique est comme un champ dévasté par de fortes intempéries où de vieilles «reliques» tournent en rond. De son côté, la population qui en est au 9ème vendredi, n'a toujours pas de représentants. Dès lors, lorsqu'il est question de dialogue ou de concertation, le tout est de savoir avec qui cela peut-il se faire? Qui est encore «valide»?

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