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Dénouement tardif...

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Apparemment, le bout du tunnel est pour bientôt. M.Ahmed Ouyahia a finalement accédé à tous les préalables des archs. Plus d´arriérés de factures de la Sonelgaz à payer, plus d´animateurs du mouvement citoyen arrêtés, jugés ou en instance de l´être. Le dialogue peut commencer. Contrairement à ce que l´on pourrait croire, personne n´a gagné dans ce trop long bras de fer quand on évalue froidement les pertes subies par le pays depuis le début de la crise. Un vrai gâchis: des morts, des blessés, des handicapés et des entreprises socio-économiques bloquées. Le pays a traversé deux autres années noires au cours desquelles chacun a exprimé au grand jour la République qu´il avait dans la tête : laïque, islamique, baasiste, berbériste... Autant de visions idéologiques où l´essentiel est totalement évacué. Beaucoup d´Algériens ne veulent en réalité que d´une seule coloration pour le pays : celle de la prospérité et de la justice sociale. Pourtant, mon Dieu, que cela est possible avec toutes les richesses que recèle le pays. Pour peu que chacun oublie ses rêves d´adolescent attardé et oeuvre pour le bien du pays, on n´en serait pas là aujourd´hui. On ne vit pas avec la religion et avec des concepts creux mais de travail, de sérieux et d´honnêteté. Et ce n´est là ni de la démagogie ni de la morale à un dinar dévalué.
Ouyahia a aussi décidé d´effacer toutes les sanctions qui ont été décidées à l´encontre des enseignants. Quel cinéma! Sanctionner des enseignants parce qu´ils ont osé revendiquer une meilleure situation sociale. Eux qui finalement n´ont voulu qu´avoir le droit d´élever leurs enfants en guise de reconnaissance pour la noble mission à laquelle ils se sont dévoués: la formation des hommes de demain. Et cela nous ramène de nouveau à l´essentiel. Quelle école pour nos enfants et quelle formation pour les hommes de l´Algérie des vingt prochaines années? Les hommes de demain se doivent de recevoir une formation de qualité pour pouvoir affronter les exigences d´un avenir qui s´annonce plus que difficile. Dans moins de trente ans, les pays avancés, c´est-à-dire ceux qui ne versent pas dans la propagande partisane dans leurs écoles, se passeront de notre pétrole. Et gare à nous si d´ici là nous continuons à fixer les budgets de fonctionnement de l´Etat sur la base de la fluctuation du brent. La grande honte.
Donc la solution était possible. Il suffisait que l´Etat pèse de tout son poids. Pourquoi avoir perdu tout ce temps? Pourquoi a-t-on mis ses susceptibilités et sa taghennant légendaire au-dessus de tout bon sens?

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