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Algérie – Tunisie, le prix de la mémoire

Dimanche, l’Algérie et la Tunisie ont commémoré, tradition oblige, les évènements de Sakiet Sidi Youssef. L’aviation française avait bombardé, un 8 février 1958, ce village frontalier, faisant 79 morts dont une vingtaine d’écoliers et 11 femmes, ainsi que 130 blessés. Ce crime par lequel la puissance coloniale cherchait à briser les liens séculaires de fraternité et de solidarité entre les deux peuples a eu un effet contraire puisqu’il a permis à la Révolution algérienne de bénéficier d’un écho, puissant et favorable, au sein de l’opinion internationale.
Lors de la récente visite du président Kaïs Saïed, à Alger, la Banque d’Algérie a été instruite par le président Abdelmadjid Tebboune d’effectuer un dépôt de 150 millions de dollars auprès de son homologue tunisienne. Il s’agit d’une contribution, à la fois, politique et économique. Encore faut-il savoir que ce n’est pas la première fois que l’Algérie procède à ce genre de dépôt. Depuis 2011, il y a eu quatre transferts, à raison de 50 millions de dollars pour le premier, 100 autres en 2014, puis 100 en 2015.
Il s’agit, là, de dépôts dont la maturité est de 10 ans révolus et dont le taux d’intérêt est neutre (0%). Le fait que ces quatre opérations revêtent des conditions identiques procède d’un soutien au peuple frère tunisien, permanent et inflexible. à la source de cette constance, les relations exceptionnelles qui ont toujours existé entre les deux pays, particulièrement durant la guerre de libération nationale et la décennie noire, lorsque des puissances occidentales faisaient pression sur feu le président Zine El Abidine Ben Ali pour « fermer les frontières aux Algériens ». Les esprits chagrins qui ont réagi à contresens de cette stratégie, sans en mesurer les tenants et les aboutissants, doivent réviser leurs livres d’histoire pour comprendre l’importance des liens pérennes qui unissent l’Algérie et la Tunisie, des liens qu’on ne saurait ramener à des rapports mercantiles. Les prêts à taux zéro que la BCA accorde à la BCT ne sont rien d’autre que le témoignage concret, sous une forme sonnante et trébuchante, de la reconnaissance de l’Algérie envers une Tunisie constamment solidaire et attachée à l’idéal maghrébin que les deux capitales partagent et auquel elles oeuvrent, bon an mal an. En témoigne leur action conjointe pour préserver le peuple libyen des ingérences et des dangers de la guerre civile. Quelles qu’elles soient, les lacunes de la communication ne sauraient, dès lors, excuser les mauvaises interprétations.

De Quoi j'me Mêle

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