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Alors, sécheresse ou pas?

Autour du pot. Quand on parle de sécheresse il faut savoir de quoi on parle. C’est à peu près ce qu’a dit le DG de l’Insid (Institut national des sols, de l’Irrigation et drainage), Negri Chérif, lundi dernier au forum du quotidien «El Mihwar El Yaoumi». Il a énoncé trois types de sécheresse. La «sécheresse météorologique», la «sécheresse hydrologique» et la «sécheresse agricole». C’est cette dernière qui est prévue en cas de retard des pluies au cours du mois de février courant, a-t-il précisé. C’est pourquoi il a recommandé aux agriculteurs de «recourir, dès cette semaine, à l’irrigation complémentaire notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud comme mesure proactive et préventive afin d’éviter l’impact négatif de la faible pluviométrie sur les cultures». Ce qui veut dire que le retard des pluies est là. Oui, mais il va falloir expliquer ce qu’est «l’irrigation complémentaire» ? «C’est une eau résultant du traitement des eaux usées», précise le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, qui, lundi dernier toujours, a annoncé, à partir de Tiaret où il était en visite, que son département « compte élaborer un programme spécial de distribution d’eau destiné à l’irrigation agricole en avril pour sauver la saison agricole en cas de faible pluviométrie durant les mois de mars et avril». Si pour le DG de l’Insid il faut commencer «cette semaine», pour le ministre, il n’y a pas le feu. Celui-ci n’envisage l’irrigation complémentaire qu’en avril prochain. Précisant même «qu’il est encore trop tôt pour annoncer un état de sécheresse et que les ressources en eau existantes permettront de passer l’année 2020 de manière confortable». Stop ! Il faut se mettre d’accord. Sommes-nous en état de sécheresse ou pas ? C’est ce genre de «cabrioles» qui fait douter le citoyen de ses institutions. Quand l’un «découpe» en tranches la sécheresse, pour nous dire que la pluie sur les champs des cultures est différente de la pluie qui remplit les barrages, voire même qui tombe sur nos têtes, l’autre attend stoïquement que les barrages se vident pour réagir. Le citoyen n’est ni un expert en hydraulique pour comprendre les variantes de la sécheresse ni un taré pour ne pas s’apercevoir que cet hiver n’est, jusque-là, pas généreux en pluie. Il ne faut pas, il ne faut plus chercher à cacher… le soleil. Il faut se départir des vieilles méthodes. Dans la nouvelle République on ne cache pas la poussière sous le tapis !

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