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Au-delà de la crise

Quand le bâtiment va, tout va. Cet adage a le mérite de souligner l’importance de la dynamique sociétale pour une économie productive. L’impasse dans laquelle se trouve le pays, depuis plusieurs mois, a eu pour effet de plonger l’économie nationale dans un profond marasme dont les conséquences seront néfastes, au premier chef, sur les catégories les plus démunies. à voir le nombre d’entreprises qui ont mis la clef sous le paillasson dans le seul secteur du bâtiment, condamnant des milliers de travailleurs au chômage et grevant les ambitions de l’Etat en matière de développement, on ne peut que tirer la sonnette d’alarme. Il y a bien, et il y aura toujours, les partisans de la « régression féconde » qui s’arrogent, volontiers, le rôle des loups qui crient au loup mais le temps est venu de se rendre compte qu’ils ne sont ni les gardiens du temple qu’ils voudraient pouvoir incendier, ni les porte-flambeaux du peuple dont leurs commanditaires masqués recherchent, encore et toujours, la mise sous tutelle absolue.
L’instabilité chronique qui affecte des pans entiers de l’économie du pays est telle que la situation est devenue, aujourd’hui, inquiétante pour la majorité de la population, confrontée à une morosité ambiante, dans la plupart des domaines, et, tout particulièrement, dans celui de la consommation de base. Dire que le pays est dans l’impasse ne suffit plus, l’évidence étant telle que n’importe quel citoyen lambda en appelle, désormais, à la tenue de l’élection présidentielle, préalable impératif à une normalisation de la situation à partir des urnes, seules garantes de la souveraineté populaire. Pour l’avènement d’un ordre nouveau, il n’y a pas et il ne peut y avoir d’autre voie que celle-là, le futur premier magistrat du pays, choisi sur la base de son programme et de ses engagements, ayant pour mission de répondre, effectivement, aux attentes de la majorité qui l’aura élu.
N’est-ce pas là, d’ailleurs, la règle démocratique véritable que nul n’est en droit de contester et, encore moins, d’empêcher, au nom d’une prétendue revendication démocratique ? L’inertie qui affecte la plupart des chantiers, à travers le pays, exige un sursaut à la mesure des menaces, de plus en plus contraignantes, et dont l’effet dévastateur pourrait, en l’absence d’une action volontariste de l’Etat, conduire à une explosion sociale. C’est, peut-être, ce que souhaitent certains mais, en aucun cas, ce ne peut être ce que veut le peuple algérien.

De Quoi j'me Mêle

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