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L’esprit d’Alger

A entendre les récentes réunions de parlementaires et autres responsables libyens, sous l'égide de la Manul, à Skhirat et à Montreux, on se prend à espérer qu'enfin, la solution pacifique, tant attendue en Libye, soit à portée de main. L'Algérie a beaucoup travaillé à cette seule fin et elle n'a ménagé aucun effort, appuyant, de manière responsable et constante, la démarche des Nations unies, de l'Union africaine et de la Ligue arabe, entre autres.
Affirmant et réaffirmant sans cesse que la solution politique est la seule à même de résoudre la crise, la diplomatie algérienne a été, également, la première à mettre en relief l'importance des pays voisins, la Tunisie et l'Egypte, mais également le Tchad et, même, le Mali et le Niger, impactés par le conflit libyen. Elle a, par la voix du ministre des Affaires étrangères, porté sa vision diplomatique et stratégique dans toutes les rencon-tres et conférences internationales, comme à Berlin, ainsi que lors des sommets des organisations régionales et internationale.
Partageant une frontière longue de 1100 km avec la Libye, l'Algérie ne peut, en aucun cas, accepter les ingérences étrangères qui tendent à ajouter de l'huile sur le feu, pour différents motifs, dans le but de faire durer la crise, au risque de balkaniser la Libye et d'aggraver les tensions régionales ainsi que la menace terroriste qui se manifestent, de plus en plus dangereusement, tant dans la sous-région maghrébine qu'au Sahel et en Méditerranée.
En tant que puissance régionale, elle se doit de veiller à contrecarrer de tels calculs et de telles visées, à la fois pour sa propre sécurité, mais aussi pour la préservation de l'intégrité, de la stabilité et de la souveraineté du peuple frère libyen, dont le calvaire se poursuit, depuis bientôt dix ans. Forte de ses convictions, nourries par une doctrine diplomatique immuable, notre pays est profondément attaché aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (un cessez-le-feu durable, le retrait des forces militaires étrangères, la reprise de la production et des exportations d'hydrocarbures par la NOC, autant de préalables à la solution globale). Et, pour leur concrétisation réelle et solide, l'Algérie entend apporter sa pierre à l'édifice, appelant, en toute transparence, l'ensemble des parties au conflit à une réunion salvatrice, empreinte de l'esprit d'Alger qui, faut-il le rappeler, a fait, depuis longtemps, ses preuves.

De Quoi j'me Mêle

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